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Les offres de cloud privé, stockage et sauvegarde de KDDI France arrivent au catalogue Nuage Public de l’UGAP

Cloud computing
publié le 17/09/2026 - par Christophe GUILLEMIN

KDDI France vient de rejoindre le marché Nuage Public de l’UGAP. Pour Régis Karakozian, directeur Cloud de l’entreprise, ce référencement doit permettre à la filiale française du groupe japonais d’accélérer son développement auprès des collectivités. Elle mise notamment sur des offres de cloud privé, de stockage et de sauvegarde, associées à des services managés et à une tarification forfaitaire. Explications.

Régis Karakozian, directeur Cloud de KDDI France.
Régis Karakozian, directeur Cloud de KDDI France.

KDDI reste encore relativement peu connu des collectivités françaises. Qui êtes-vous ?

KDDI est un groupe japonais qui intervient dans la téléphonie, la data et l’hébergement et qui compte environ 80 000 collaborateurs dans le monde. KDDI France est une PME d’une cinquantaine de personnes adossée à ce grand groupe. Nous avons trois grandes activités : les data centers, opérés par Telehouse, société détenue à 100 % par le groupe ; l’intégration informatique ; et enfin le cloud et la cybersécurité.


Nous comptons environ 500 clients en France, essentiellement des entreprises, et travaillons déjà avec une dizaine de collectivités, notamment pour des services de sauvegarde distante. Nous disposons par ailleurs de quatre data centers en France, sur une cinquantaine dans le monde.

 

Qu’apporte le fait d’être la filiale d’un grand groupe japonais ?

C’est à la fois une force et une limite. Nous ne sommes ni américains ni chinois, donc nous ne sommes pas soumis aux mêmes problématiques de lois extraterritoriales. Par ailleurs, les relations entre la France et le Japon offrent un cadre particulièrement exigeant en matière de protection et d’échange des données. Mais pour une collectivité qui recherche une solution 100% française, notre appartenance à un groupe japonais peut constituer une limite.


Cependant, nos offres destinées aux clients français sont contractuellement hébergées en France. Et elles fonctionnent exclusivement dans nos quatre data centers français opérés par Telehouse. Les collectivités savent donc où sont hébergées leurs données, en l’occurrence dans l’Hexagone, ce qui demeure leur principale demande en matière de souveraineté.

 

Cette appartenance à un groupe japonais vous ferme néanmoins la porte de SecNumCloud. Est-ce un problème ?

Effectivement. Nous avons étudié la possibilité d'obtenir la qualification et échangé à plusieurs reprises avec l’ANSSI, mais les critères de SecNumCloud ne nous permettent pas d’être éligibles compte tenu de notre actionnariat. KDDI France est détenue quasiment à 100 % par le groupe japonais.


Pour les collectivités que nous souhaitons aujourd’hui adresser, ce n’est généralement pas bloquant. Cela le deviendrait davantage si nous voulions cibler certains organismes publics ayant des exigences plus élevées en matière de qualification. Notre stratégie consiste plutôt à transposer au secteur public notre positionnement auprès des PME et ETI, en nous adressant notamment aux collectivités territoriales. Nous possédons d’autres certification dont l’ISO 27001 et HDS (Hébergeur de données de santé).


Pourquoi avoir souhaité rejoindre le marché Nuage Public de l’UGAP ?

Nous avons entrepris nous-mêmes les démarches auprès du marché Nuage Public de l’UGAP et avons suivi tout le processus de référencement, avec ses volets administratifs, techniques et financiers. Pour nous, c’est d’abord un moyen d’accéder plus facilement à un marché que nous adressions encore assez peu, celui des collectivités de taille petites et moyennes.


Ce référencement simplifie considérablement l’accès à nos offres. Et les premiers signes sont encourageants : alors que nous sommes référencés depuis cet été, nous avons reçu dès le mois d’août deux demandes, l’une portant sur du cloud privé et l’autre sur de la sauvegarde.

 

Que peuvent concrètement commander les collectivités via ce marché ?

Nous proposons tout d’abord différentes solutions de cloud privé. Nous disposons d'une offre historique reposant sur VMware et d’une offre plus récente s’appuyant sur XCP-ng, une technologie open source portée par l’entreprise française Vates. Le fait qu’il s’agisse d’une solution française a d’ailleurs fait partie de nos critères de choix.


À cela peuvent s’ajouter des services de stockage et de sauvegarde. Une collectivité peut simplement utiliser notre infrastructure comme réceptacle de ses sauvegardes ou nous confier leur gestion. Pour le cloud privé, nous sommes plutôt sur l’hébergement de la production informatique : applications de comptabilité, de ressources humaines, de gestion des cantines ou autres applications métiers.

 

De nombreux acteurs proposent déjà des services cloud aux collectivités. Comment comptez-vous vous différencier ?

Nous ne fournissons pas simplement une machine virtuelle. Nous y ajoutons des services : supervision, sécurisation, sauvegarde et accès sécurisé pour les administrateurs avec authentification multifacteur. Cette approche packagée nous paraît particulièrement adaptée aux collectivités qui ne disposent pas forcément de ressources importantes pour administrer leurs infrastructures.


Nous incluons également dans nos offres un support humain accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans surcoût. Enfin, nous privilégions une tarification forfaitaire. Pour le stockage, par exemple, la collectivité achète une volumétrie et connaît le montant correspondant, sans facturation supplémentaire liée aux flux de données entrants ou sortants. Cette prévisibilité des coûts est, à nos yeux, un véritable atout pour le secteur public, surtout les territoires de taille petite ou moyenne.


En résumé, avec ce référencement au sein du marché Nuage Public de l’UGAP, nous entendons transposer au secteur public le positionnement qui est déjà le nôtre auprès des PME et ETI : des offres cloud packagées et managées, destinées en priorité aux acteurs qui disposent de ressources informatiques limitées.

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