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Google propose aux villes trois API dédiées à l'énergie solaire, la qualité de l'air et le pollen

Adaptation climatique

Le géant américain du net a mis en ligne des services intégrés à sa plateforme payante de cartographie permettant aux villes de connaître le potentiel solaire de leur territoire, d’accéder à des informations sur la qualité de l’air et de prévoir l’exposition aux allergènes les plus courants.

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A l’occasion de sa conférence Next’23, Google a dévoilé ce 29 août : trois nouvelles API (" application programming interface ") pour Google Maps Platform permettant de cartographier des informations sur l'énergie solaire, la qualité de l'air et le pollen. Des API proposées aux entreprises mais aussi aux collectivités territoriales engagées dans une démarche de ville intelligente.


Rappelons que Google Maps Platform est la solution de cartographie professionnelle de Google. Hébergée dans le cloud, elle permet d’accéder à des services géolocalisés, notamment sous la forme d’API intégrées à la plateforme. L’accès est payant, avec des formules débutant à 200 dollars par mois.


Les trois nouvelles API dévoilées ce 29 août sont clairement orientées vers l’adaptation au changement climatique. « Le changement climatique est l'un des défis majeurs de notre génération et s’y attaquer nécessite un effort collectif. Pour aider chacun à être acteur du changement, nous nous efforçons de partager des informations sur la planète au moyen d'outils et de technologies », a indiqué Yael Maguire, VP of Geo Sustainability chez Google.


Concrètement, la première solution est baptisée "Solar API" et « utilise des ressources cartographiques et informatiques pour extraire des données détaillées sur le niveau d‘ensoleillement des toits », indique Google. Plus de 320 millions de bâtiments dans 40 pays, comme les États-Unis, la France et le Japon sont couverts.


« Pour obtenir ces informations, nous avons entraîné un modèle d'IA à extraire des informations 3D sur la géométrie du toit directement à partir d'images aériennes et de détails sur les arbres et l'ombre », précise Yael Maguire. Solar API présente le degré d'ensoleillement des bâtiments mais aussi les économies d'énergie réalisables, reprenant ainsi le principe du cadastre solaire déjà déployé dans de nombreuses collectivités. L’objectif étant d’évaluer le potentiel solaire des bâtiments afin de savoir où installer des panneaux photovoltaïques et comment les dimensionner.


Qualité de l'air et pollen

La deuxième API, baptisée "Air Quality API", permet d'obtenir des données « sur la qualité de l'air, des cartes thermiques sur la pollution et des informations détaillées sur les polluants dans plus de 100 pays dans le monde ». Elle intègre des données issues de multiples sources, notamment des stations de surveillance gouvernementales, des organismes météorologiques, des capteurs et des satellites. Une partie du calcul consiste également à analyser le trafic routier en temps réel pour « décrypter les données sur les embouteillages et le volume de voitures dans une zone donnée ». Une API qui reprend un service déjà proposé depuis 2022 au grand public sur Google Maps, avec une qualité de l’air présentée via un code couleur et un indice. Un service qui se révèle cependant surtout fonctionnel pour l’Amérique du Nord, beaucoup moins pour d’autres pays dont la France.


Dernière solution dévoilée : "Pollen API". Elle fournit des données localisées sur le volume de pollens, des visualisations de cartes thermiques, des éléments détaillés sur les allergènes végétaux ainsi que des conseils pratiques permettant aux personnes allergiques de limiter leur exposition. « Pour obtenir ces informations, nous utilisons le machine learning afin de déterminer où se trouvent les plantes productrices de pollen. En tenant compte de l’orientation des vents dans une zone donnée, nous pouvons calculer la saisonnalité ainsi que la quantité quotidienne de grains de pollen, afin de prédire comment le pollen se répandra. » Ce service est censé fonctionner dans plus de 65 pays, dont les États-Unis et la France.


Selon Yael Maguire, Google est « déterminé à créer des outils qui centralisent les informations environnementales et rendent ces données utiles pour les entreprises, les villes et les partenaires, afin que nous puissions tous prendre des mesures collectives ». Reste à attendre que le géant américain localise un peu mieux ses informations. Et bien entendu, la question de la souveraineté des données continue à se poser avec ce type de service qui collecte de la data depuis nombreuses sources internationales, sur lesquelles la collectivité n’aura pas (ou très peu) de contrôle, au niveau de la qualité comme du respect des réglementations locales sur les données personnelles.

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