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Le gouvernement expérimente les radars sonores

Technologie

Selon l’Ademe, le coût de la pollution sonore serait de 147 milliards d’euros par an dans les territoires. Pour lutter contre cette pollution, le gouvernement lance une expérimentation de radars sonores.

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Le site britannique de comparaison de services financiers, money.co.uk, vient de publier une étude basée sur la densité de population, les niveaux de trafics routier et aérien ainsi que la pollution sonore des 23 villes les plus importantes d’Europe. Résultat : Paris se place en première position avec un score de 8,4/10, contre 3,4 pour Milan, dernière ville du classement.

 

Conscient de ce problème, le gouvernement français lance une expérimentation de radars sonores afin de limiter les nuisances. « Le bruit a des impacts économiques mais également sanitaires », estime le Ministère de la Transition écologique dans un communiqué. Selon l’Ademe, le coût de la pollution sonore serait de 147 milliards d’euros par an. L’observatoire du bruit en Ile-de-France, Bruitparif, estime notamment que ces nuisances font perdre près de 11 mois d’espérance de vie en bonne santé au sein de la zone francilienne.

 

Un premier radar installé dans les Yvelines

Afin de lutter contre cette pollution, notamment liée aux véhicules « trafiqués » ou utilisant « des moteurs à des régimes excessifs », la loi d’orientation des mobilités prévoit donc d’évaluer les niveaux d’émissions sonores via des radars fixes et mobiles. « Des réglementations existent déjà mais la généralisation des contrôles est un levier essentiel », estime Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. L’objectif sera ainsi de simplifier les contrôles mais aussi d’améliorer leur efficacité, en sanctionnant les comportements visant à augmenter de manière artificielle le bruit généré.

 

Carte des premiers sites de radars sonores

L’expérimentation, qui durera 2 ans, sera menée dans 7 communes et EPCI volontaires dans le but d’identifier des solutions de contrôle pouvant être homologuées. Les métropoles de Nice, Toulouse, la ville de Paris ainsi que les communes de Bron, Villeneuve le Roi, Rueil Malmaison et la communauté de communes de la Haute Vallée de Chevreuse testeront le dispositif. Cette dernière a déjà inauguré le premier radar sonore à Saint-Lambert, dans les Yvelines. Dès ce mois de janvier, des tests sur voirie en conditions réelles seront effectués. Ils permettront en outre d’informer les citoyens.

 

Puis, l’expérimentation pouvant donner lieu à des contraventions débutera après l’homologation des radars. L’infraction sera sanctionnée d’une amende de 135 €, minorée à 90 € en cas de paiement dans les 15 jours. Le niveau sonore au-dessus duquel l’infraction pourra être constatée sera fixé par un arrêté modifiant le code de la route, à l’issue de la première phase de l’expérimentation. Un seuil de 90 décibels sera testé durant cette première phase. Une dérogation sera toutefois prévue pour certains types de véhicules, notamment anciens, dont le niveau sonore est susceptible de dépasser ce seuil par construction, ou encore pour les véhicules agricoles.

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