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La 5G au service de l’innovation dans l’agriculture

Aménagement du territoire

L’État a lancé un appel à projets pour « favoriser l’émergence de technologies grâce à la 5G. » La plateforme expérimentale 5G4agri fait partie des lauréats. Son but : expérimenter de nouveaux cas d’usage dans la médecine animale ou la robotique.

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La ferme expérimentale de La Roche-sur-Yon (crédit : Chambre d'agriculture des Pays de la Loire).

« Si la 5G fait ses preuves dans le monde de l’industrie, elle ouvre aussi la voie aux innovations dans la vie quotidienne de nos concitoyens », estime Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie. Pour favoriser l’émergence de solutions technologiques, l’État a donc lancé un appel à projets. Portée par la chambre d’agriculture des Pays de la Loire, la plateforme expérimentale « 5G4agri » fait partie des lauréats. L’idée : tester de nouveaux usages dans le domaine médical ou la robotique. « La 5G permet l’immédiateté dans la transmission d’informations mais aussi le transfert d’images volumineuses, vers le cloud. C’est ce qui intéresse les industriels et les entreprises innovantes », résume Janick Huet, directeur innovation de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

 

Deux fermes expérimentales

5G4agri s’appuie ainsi sur deux fermes expérimentales. « Ce sont des infrastructures pérennes, au sein desquelles nous avons de nombreuses expérimentations en cours sur l’alimentation animale, la gestion des troupeaux ou les émissions de gaz à effet de serre », énumère Janick Huet. La première s’étend sur 300 ha à La Roche-sur-Yon, en Vendée. Enclavée en bordure de ville, elle profite d’un contexte périurbain qui lui offre la possibilité d’être connectée à la 5G. « Depuis fin octobre, 80 % de la Ville de La Roche-sur-Yon est couverte avec Orange », souligne le directeur innovation de la chambre d’agriculture. La seconde, basée à Dervalle, au nord de la Loire-Atlantique, ne bénéficie pas du même contexte mais espère disposer de la 5G en 2023.

 

5G4agri fédère déjà plusieurs industriels autour de ses fermes. La société Sitia, qui développe un tracteur autonome pour le travail du sol, souhaite ainsi gagner en netteté d’images pour faire fonctionner ses algorithmes et identifier plus facilement des anomalies. Tout comme l’entreprise Meropy qui met au point un petit robot autonome pour l’observation des cultures. Elle souhaite ainsi faire évoluer sa technologie afin d’identifier des maladies notamment.

 

La télémédecine vétérinaire

Dans le même temps, les fermes expérimentales travailleront sur la télémédecine vétérinaire. « L’idée est d’utiliser des images ayant une netteté parfaite pour réaliser des autopsies par exemple. On peut ainsi imaginer qu’un vétérinaire débutant soit aiguillé par un médecin expérimenté à distance », envisage le directeur innovation de la chambre d’agriculture. Pour ce projet, 5G4agri travaille avec l’école vétérinaire Oniris de Nantes mais également avec des acteurs privés tels que la société Ama, qui fabrique des lunettes connectées pour la télémédecine notamment ou l’entreprise Adventiel, spécialisée dans la conception de logiciels vétérinaires. « L’objectif est de créer des outils d’aides à la décision pour les éleveurs », poursuit Janick Huet. Au total, 4 millions d’euros seront injectés dans cette plateforme expérimentale au cours des trois prochaines années.

 

En parallèle, l’État a sélectionné deux autres projets pour favoriser l’innovation grâce à la 5G. « 5Green mobilité », à Ramonville-Saint-Agne, en Haute-Garonne, vise à déployer un ensemble de microcellules intégrées dans le mobilier urbain pour diagnostiquer la qualité de l’air et ainsi mieux réguler le trafic via les feux tricolores ou les panneaux connectés. Et « Smart Water Network, à Vern-sur-Seigne, en Ille-et-Vilaine, envisage de développer une nouvelle solution de traitement des données pour la gestion des réseaux d’eau. L’objectif : détecter plus rapidement les fuites afin de limiter le gaspillage d’eau potable ou d’éviter une infection des sols par des eaux usées. Au total, 14,7 millions d’euros sont investis dans ces trois projets, soutenus à hauteur de 6,1 millions d’euros par des financements publics.

 

 

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