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Neolithe veut transformer les ordures ménagères en granulats

Gestion des déchets

Implantée dans le Maine-et-Loire, la société Neolithe a mis au point un concept d’usine, permettant de broyer les déchets ménagers et d’en faire des granulats, pour la sous-couche des routes notamment. Un premier démonstrateur vient de voir le jour.

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Proposer une alternative à l’enfouissement et à l’incinération des déchets non recyclables, tel est l’objectif de la startup Neolithe. Basée à Chalonnes-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, la jeune société souhaite créer des usines permettant de transformer les ordures ménagères en granulats, utilisés pour la sous-couche des routes ou dans le Bâtiment. D’abord broyés, ces déchets sont ensuite réduits en poudre puis liés dans des « fossilisateurs ». Pour l’entreprise de 20 salariés, l’objectif

Nicolas Cruaud, le président-fondateur de Neolithe

est de commercialiser ces usines aux plateformes de tri et aux collectivités. « Nous nous alignons sur les prix du marché, nos fossilisateurs ne coûtent pas plus cher que l’enfouissement ou l’incinération, assure Nicolas Cruaud, le président-fondateur. Mais surtout, ils permettent aux collectivités d’améliorer le taux de valorisation de leurs déchets et donc leur bilan carbone. » Le tout en créant de la valeur, puisque les granulats peuvent être revendus à des acteurs dans la construction ou utilisés dans les projets d’aménagements de la ville.

 

Huit usines en 2022

Dans un premier temps, Neolithe envisage d’utiliser les cartons, plastiques et autres déchets des poubelles jaunes qui n’ont pas pu être recyclés. Ces « refus de tri », comme on les appelle, sont plus faciles à traiter que les ordures ménagères qui peuvent générer des pourritures. Un « fossilisateur » pourra ainsi traiter les déchets d’environ 100 000 habitants. Puis l’objectif sera d’intégrer les poubelles noires. A ce moment-là, une usine pourra absorber les détritus d’environ 10 000 personnes.
Pour prouver que la technologie fonctionne, la société a créé un premier démonstrateur sur son site qu’elle devrait installer, au cours de l’été,à proximité d’un centre de tri afin d’en faire « une vitrine ». Neolithe envisage de lancer la commercialisation de son produit en 2022 et prévoit de vendre huit usines l’année prochaine, dont au moins une à une collectivité, dans le Maine-et-Loire. L’objectif sera ensuite de doubler ses capacités de production chaque année. Fin 2022, la société espère compter 50 salariés pour un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros. « Grâce à notre modèle économique, nous pouvons avoir une croissance rapide. Nos installations sont commercialisées directement, nous n’avons pas besoin d’attendre plusieurs années d’exploitation. Nous devrions donc être rentables d’ici 2023 ou 2024 », envisage Nicolas Cruaud.

Un site industriel de 10 000 m2

Pour atteindre ses objectifs, l’entreprise vient de lever 2,5 millions d’euros auprès des fonds d’investissement Andurance Ventures, Polytechnique Ventures mais aussi auprès d’entreprises de construction ou de recyclage. Et Neolithe envisage déjà un deuxième tour de table pour financer son site industriel. La société prévoit en effet de faire construire un bâtiment de 10 000 m2 à Beaulieu-sur-Layon, dans le Maine-et-Loire. Un projet à 15 millions d’euros.

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