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Entre défis technologiques et environnementaux, quelles perspectives pour les bâtiments connectés de demain ?

Smart building

Tribune rédigée par Gweltaz Le Coz, expert Smart Building chez Matooma.

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Dans une époque récente, les principaux enjeux du bâtiment étaient avanttout liésà sa solidité, son étanchéité et son esthétisme. Désormais, grâce à l’apport de la technologie, il est possible de récolter et d’analyser les données liées au fonctionnement decelui-ci. Cette évolution ouvre la voie vers de nouvelles perspectives en matière d’efficience, de performance énergétique et d’intelligence du bâtiment. C’est dans cet esprit que la loi ELAN et de récents décrets ont vu le jour, dont l’objectif est notamment de réduire la consommation énergétique des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² de 60% entre 2010 et 2050.

Dans ce contexte, il est possible de se demander quel rôle jouera l’IoT pour atteindre cet objectif et quelles sont les projections envisageables d’un smart building en 2050 ?

 

Remontée des données et performance énergétique du bâtiment

Gweltaz Le Coz, expert Smart Building chez Matooma

Afin d’analyser le fonctionnement d’un bâtiment, il est tout d’abord nécessaire de disposer d’un maximum de données. Pour cela, il faut équiper unbâtiment d’une multitude de capteurs et de solutions connectées. Cela passe à la fois par un renouvellement des solutions GTB (Gestion Technique de Bâtiment) déjà en place mais quelque peu obsolètes, et par l’installation de nouveaux équipements connectés afin de réaliser une gestion intelligente centralisée.

Nous retrouvons parmi eux, les compteurs connectés, grâce auxquels il est possible de remonter les données de consommation électrique, de gaz et d’eau d’un bâtiment. Ils permettent d’identifier les comportements anormaux et d’en apprendre davantage sur les comportements de consommation des utilisateurs. D’autres éléments de type chaudière, HVAC (chauffage, ventilation et climatisation)ou encore éclairage, permettent d’alimenter en données une unité centrale (ou poste de supervision), cerveau du bâtiment intelligent et de l’optimisation énergétique.

Non directement impliqués dans les aspects de performance énergétique mais nécessaires pour rendre un bâtiment encore plus performant dans son fonctionnement : tous les éléments de contrôle, dispositifs ou systèmes d’alerte qui permettent de détecter rapidement toute activité anormale afin de réagir le plus vite possible.

 

La connectivité : un élément essentiel pour la remontée de ces données

Pour ces applications, différentes solutions peuvent être choisies. Le réseau filaire RTC offre une option robuste et sécurisée, mais est coûteux et s’approche de l’obsolescence. Le réseau local wifi reste envisageable mais limité pour accueillir de multiples fournisseurs de solution.

De son côté, le GSM et les cartes SIM multi-opérateurs auront un avantage certain du fait de leur facilité de déploiement, leur fiabilité, leur pérennité et leur spectre d’utilisation. Intégrées directement au sein d’un équipement, elles permettront de remonter, en temps réel et de façon simultanée, les données d’usage des différents compteurs et capteurs, et de télé-maintenir les solutions. Les nouveaux réseaux LPWAN pourront aussi être utilisés pour des solutions nécessitant que très peu de donnéeset pour améliorer la pénétration des ondes à l’intérieur du bâtiment.

 

Plongeons dans le futur : année 2050, le prochain smart building

Dès lors, nous pouvons nous demander à quoi ressemblera le bâtiment de 2050 ? Il est possible d’imaginer que les immeubles seront dotés de parkings connectés équipés de bornes de recharge électrique. Afin d’entrer dans le bâtiment, les collaborateurs pourront être amenés à s’identifier à l’aide d’une solution de contrôle d’accès comme leur paume de main.
Il est possible d’imaginer que tous les compteurs (électriques, à gaz, d’eau) seront connectés et remonteront leurs données d’usage pour détecter les comportements anormaux (fuites, consommation excessive) et être télé-maintenus à distance. Le bâtiment autonome apprendra chaque jour les comportements de ses usagers, et pourra réaliser du "Demand/response", c’est-à-dire une gestion des pics et creux de consommation. En fin de journée, il sera en mesure d’activer automatiquement les alarmes, de baisser le niveau de chauffage, d’éteindre toutes les lumières, et d’agir à nouveau automatiquement avant l’arrivée du premier employé le lendemain.
Tous ces usages cumulés permettront à la fois d’optimiser la consommation énergétique et de réduire les coûts tout en améliorant le bien-être des collaborateurs de l’entreprise. Cependant, pour arriver à ce scénario, les grands enjeux des années à venir seront l’interopérabilité entre les solutions, la sécurité des objets connectés et la combinaison de l’intelligence artificielle avec toutes les données remontées.

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