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[Smart Cities Tour] Nîmes : un socle IoT pour une ville pragmatique, humaine et collaborative

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Franck Proust, adjoint au maire de Nîmes © Ville de Nîmes
Faire émerger une vision partagée, diluer la smart city dans les services, mettre en place davantage de transversalité

Disposant de multiples objets connectés déployés sur son territoire depuis des années, la ville de Nîmes décidé de s’appuyer sur ces outils existants pour élaborer un projet cohérent de smart city. Explications avec Franck Proust, adjoint au maire délégué à la coordination générale de l'action municipale, à la modernisation et à l'évaluation des politiques publiques, aux relations internationales et avec les collectivités.

Quelle est la vision nîmoise de la smart city ?
Notre stratégie s’est construite a posteriori, en partant de l’existant, c’est-à-dire des projets et des outils que la collectivité développe depuis plusieurs années et qu’il nous fallait formaliser et consolider. Notre vision aujourd’hui se veut donc pragmatique, axée sur l’optimisation de ce que nous avons, mais aussi humaine et collaborative.
Humaine, car il ne faut pas négliger l’importance de l’usager, qu’il soit habitant, touriste, agent ou encore entrepreneur, et ses attentes. La smart city doit répondre à ses besoins et rendre le service public plus performant. Concernant le collaboratif, nous tenons à inclure les usagers, tout comme les agents, dans notre démarche. C’est d’ailleurs avec une quarantaine d’agents de la ville que nous l’avons co-construite. Cela a permis de faire émerger une vision partagée, de diluer la smart city dans les services et de mettre en place davantage de transversalité.

 

L’IoT (internet des objets) est au coeur de votre démarche. Pourquoi ?
Les objets connectés sont le point de départ. La ville en dispose en effet depuis plusieurs années pour contribuer à la sécurité et à la sûreté des biens et des personnes, à la mobilité, à la gestion des bâtiments, etc. Ils ont été déployés par les services, mais de manière cloisonnée. L’objectif de notre projet smart city est de mieux relier ces outils, de coordonner les initiatives, de leur apporter de la cohérence. L’intelligence vient, non pas de l’IoT, mais de la façon dont on l’utilise.

 

Comment vous projetez-vous ? Quels sont les prochaines étapes ?
Nous travaillons à l’optimisation des outils dont nous disposons, mais aussi à l’émergence de nouveaux usages grâce à eux. Un exemple avec les caméras de vidéoprotection, pour lesquels nous réfléchissons à des utilisations non liées aux enjeux de sécurité, telles que la régulation du trafic routier, la détection des places de stationnement ou encore la mesure de l’éclairage public. Nous allons avoir des données en temps réel pour nous aider dans nos prises de décision et pour mieux adapter nos actions. Le centre de supervision urbain n'est pas géré par la police municipale ; cela nous permet d’ouvrir le champ des possibles en ce qui concerne une gestion centralisée, par les caméras notamment, de l’espace public.

 

Rendez-vous le 15 octobre pour le Smart Cities Tour à Nîmes !

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