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L’hydrogène, un vecteur énergétique d’avenir?

Energie
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François Le Naour, porte-parole de l’AFHYPAC.
Pour qu’un passage à l’hydrogène ne constitue pas un surcoût pour les usagers, il faut en produire en masse

L’association française pour l'hydrogène et les piles à combustible (l’AFHYPAC), organise les "Journées Hydrogène dans les Territoires" les 26 et 27 septembre à Toulouse. L’événement sera l’occasion, pour les collectivités, de rencontrer les acteurs de la filière et de comprendre les enjeux derrière la molécule. Le point avec François Le Naour, porte-parole de l’AFHYPAC.

Repartons des bases : qu’est-ce que l’hydrogène ?
C’est une molécule chimique, créée soit à partir d’énergies fossiles – ce qui émet du dioxyde de carbone -, soit à partir de la biomasse - neutre en carbone -, soit via l’électrolyse de l’eau. L’hydrogène sert de vecteur énergétique : il transporte l’énergie depuis un gisement vers des usages ; il peut aussi la stocker.

 

Quels peuvent en être les usages et les avantages ?
Le premier axe, c’est l’énergie. L’hydrogène permet une meilleure intégration et gestion des énergies renouvelables (EnR) de par sa capacité de stockage. Ainsi, on peut mieux équilibrer les productions et les consommations. Il peut aussi participer à produire du chauffage et de l’électricité dans les bâtiments.
En matière de mobilité, l’hydrogène peut servir à alimenter des véhicules ; des stations de distribution spécifiques sont alors à déployer. Dans le cadre de son projet Zero Emission Valley, la région Auvergne-Rhône-Alpes a par exemple lancé la création d’une vingtaine de stations pour alimenter une flotte de près de 1000 véhicules.

 

Quels sont les freins qui empêchent un essor de la filière ?
En France, il est vrai qu’entre le nucléaire qui constitue déjà une énergie décarbonée et notre système électrique robuste, l’hydrogène intéresse un peu moins qu’ailleurs... Autres difficultés : le coût et le rendement. En 2010, une pile – nécessaire pour un usage de l’hydrogène sous forme d'électricité ou de chaleur – coûtait 1 500 euros par kilowatt ; aujourd’hui, on est autour de 150 euros, et on vise les 35 euros. Côté rendement (la différence d'une production énergétique entre "avant" et "après" sa conversion en hydrogène), on est à 50 % en passant par une pile et à 65 % en passant par l’électrolyse. Nous sommes encore en phase d’amélioration sur ce point.

 

Que propose le Plan National Hydrogène, lancé par l’ancien ministre de la transition écologique et solidaire Nicolas Hulot en juin dernier, pour accélérer le secteur ?
Pour qu’un passage à l’hydrogène ne constitue pas un surcoût pour les usagers, il faut en produire en masse. Or, le plus gros marché en France, c’est l’industrie, qui aspire a de l’hydrogène décarboné grâce au principe de l’électrolyse. Au travers des aides de l’État, le plan promeut, auprès des collectivités, la création d’une économie locale dans ce secteur. Cela passe notamment par la définition d’un schéma énergétique local, le développement des EnR et le déploiement de stations-service à hydrogène dans un rayon de 30 km autour des industries.

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