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Les start-up innovent dans les transports publics

Mobilité

Mobilier urbain, véhicules, applications mobiles : tous les maillons de la chaîne des transports publics se transforment avec le numérique. À l’occasion du salon des Transports Publics, qui s’est déroulé il y a quelques jours à Paris, notre rédaction a rencontré 3 start-up innovantes du secteur.

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Jusqu’à 6 trottinettes et vélos électriques peuvent être connectés à une borne Mobile Plug,.

Infrastructure de micromobilité

L’idée d’Eric Gobiet, lorsqu’il fonde Mobile Plug en 2014 ? « Construire une infrastructure capable d’accueillir une diversité de petits véhicules électriques. » Il a mis au point une borne de recharge adaptable aux vélos et aux trottinettes de toutes marques, une première brique à une politique publique de mobilité multimodale. La collectivité peut en effet acheter cette borne (compter entre 1 200 et 1 800 euros par vélo pour l’infrastructure, la gestion et la maintenance de l’interface numérique) pour apporter un moyen de recharge à ses administrés, circulant avec leurs propres outils de micromobilité. Les particuliers s’abonnent et utilisent l’équipement grâce à un badge. Autre usage pour la collectivité : la mise en place, sur ce mobilier, d’une offre de vélos et trottinettes électriques en libre-service. Les particuliers peuvent alors utiliser le service soit via une appli mobile, soit via une carte bancaire qui se transforme en carte d’accès. Jusqu’à 6 véhicules peuvent être connectés à une borne Mobile Plug, sur un espace équivalent à une place de parking. La start-up a également développé une plate-forme web pour géolocaliser les bornes, identifier les places disponibles ou encore signaler une anomalie au gestionnaire. Ce dernier accède à un ensemble de données pour connaître les usages de l’infrastructure et adapter l’offre si besoin.

 

Des agents à trottinette

Créée 2015, Trottix défend une « approche constructeur ». La start-up conçoit des trottinettes électriques, personnalisables à l’envi, et s’occupe aussi de leur maintenance. « Toutes les pièces mécaniques et plastiques sont made in France » s’enthousiasme le fondateur Arnaud Lacreuse. Ciblant notamment les collectivités, il a imaginé avec ses équipes des modèles au plateau large, au guidon réglable et au freinage à tambour, allant de 1 165 à 1 365 euros HT. Une offre en leasing, à moins de 2 euros par jour, est également proposée. Quant au coût de la recharge pour une trottinette, il avoisine les 20 centimes tous les 100 km. Une commune peut acquérir ce type de véhicule d’une part pour le grand public, en mode libre-service, comme le fait Limoges. L’autonomie de la batterie étant de 25 km en moyenne, la trottinette apporte une solution de mobilité sur les courts et moyens trajets. D’autre part, ce véhicule peut servir aux déplacements des propres publics. La ville de Paris a par exemple testé cet usage l’hiver dernier.

 

Une appli "tout en une"

On pourrait s’y tromper, mais l’application Mybus va bien au-delà d’un outil dédié aux bus. Primée lors du dernier CES de Las Vegas, la start-up a développé un outil aux multiples fonctionnalités pour simplifier la vie des usagers des transports en commun. On y trouve les traditionnelles informations de mobilité (lignes du réseau, horaires...), mais également un système de signalisation relié au gestionnaire du réseau de transports local et aux autres détenteurs de l’appli, utile pour indiquer un éventuel retard, un ressenti en matière de confort (tram saturé par exemple) ou encore des dégradations observées. Mybus dématérialise également le titre de transport. Une fois un billet acheté en ligne, le m-Ticket fonctionne grâce à un QR code, permettant de valider le billet dans le moyen de mobilité emprunté. « Et notre force c’est d’imbriquer toutes ces fonctionnalités » insite Franck Raynaud, l’un des co-fondateurs. Les communes de Saint-Jean-de-Luz, Mont-de-Marsan, Carpentras ou encore Le Puy en Velay intègrent aujourd’hui l’appli à leurs réseaux de transport. Le système est gratuit pour les collectivités de même que pour les usagers. La start-up prend simplement une commission sur les titres vendus via son application.

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