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À Rennes, les chercheurs de l’IMT Atlantique expérimentent la smart city

Smart city

Les nouvelles potentialités de la ville intelligente vont bien au-delà de l’immersion visuelle, des objets connectés et des véhicules autonomes. En effet, avec l’adoption massive de l’IoT dans la ville, un autre enjeu se profile, celui de la cybersécurité. Face aux nouvelles menaces qui émergent, l’IMT Atlantique de Rennes tente de répondre notamment aux défis de l’industrie du futur.

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Xavier Corbillon (au centre), doctorant, et Gwendal Simon (à droite), enseignant-chercheur, étudient les mouvements de tête des utilisateurs équipés d’un casque de réalité virtuelle. © Florence Falvy

90 collaborateurs, 24 enseignants-chercheurs permanents, 2 ingénieurs et 6 équipes de recherche (Adopnet, Ocif, E4Se, Dionysos, Iris, DSN)... Créé en 2006, le département SRCD (Systèmes Réseaux, Cybersécurité et Droit du numérique) situé sur le campus de Rennes d'IMT Atlantique (1) mène divers travaux de recherche sur la ville intelligente. Parmi eux : le projet Open Source Véhicule. Objectif ? « Imaginer une voiture à même de répondre aux besoins locaux en mobilité et d’échanger des données avec son environnement local et distant », répond Jean-Marie Bonnin, responsable de l’équipe E4Se, selon qui « 80% des véhicules seront connectés en 2020 ». De leurs côtés, Xavier Corbillon, doctorant, et Gwendal Simon, enseignant-chercheur, mènent depuis trois ans des travaux sur la diffusion de contenus multimédias immersifs pour la réalité virtuelle. « Le but est de prédire les comportements de l’utilisateur afin de personnaliser la diffusion de contenus immersifs 360° », explique le duo. Car, pour qu’un utilisateur puisse profiter pleinement de la sensation d’immersion, il est nécessaire non seulement de lui fournir une image de bonne qualité avec une résolution très grande (résolution 4K visible, soit 16K pour la scène entière) mais encore de pouvoir réagir dans des délais extrêmement courts aux mouvements de tête. Leur dispositif consiste ainsi à proposer une dizaine de versions différentes d’une même vidéo, chaque version étant caractérisée par une “région” dans laquelle la qualité de la vidéo est supérieure.

 

S’attaquer à la cybersécurité

Un autre sujet anime les chercheurs de l’IMT Atlantique : la sécurité des systèmes industriels qui devient une problématique majeure avec l’ouverture vers Internet. D’autant plus que la multiplication des objets connectés (2) augmente fatalement les menaces. Fabien Autrel, membre de l’équipe Iris (Cybersécurité), est de ceux qui planchent activement sur le sujet. « L’attaque de la centrale électrique en Ukraine fin 2015, causée par un virus informatique, en est un exemple emblématique car un vecteur d’attaque très fréquent », illustre l’ingénieur R&D. Dans le cadre du projet CPER Cyber SSI, doté d’un budget de 6,3 millions d’euros sur la période 2015-2020, ce dernier teste un démonstrateur de recherche afin de comprendre où sont les vulnérabilités numériques. Cette plate-forme de simulation de processus industriels constituée d’un robot, d’un tapis roulant, d’une station de fraisage... est pilotée par trois petits automates, reproduisant ainsi l’architecture réseaux d’un système industriel. But de la démonstration ? Simuler une attaque par intrusion provoquant l’arrêt de la chaîne de production.

 

(1) Issue de la fusion au 1er janvier 2017 de Télécom Bretagne et de Mines Nantes, IMT Atlantique (École nationale supérieure Mines-Télécom Atlantique Bretagne-Pays de la Loire) est une école d’ingénieurs généraliste et un centre de recherche international dépendant du ministère en charge de l’industrie et du numérique, répartis sur trois campus, à Rennes, Brest et Nantes.

 

(2) D’après Alexander Pelov, co-fondateur de la start-up Acklio (solution pour l'Internet des Objets longue distance), incubée au sein de l’IMT Atlantique, l'Internet devrait connecter dans dix ans 7 milliards d’objets dans le monde, contre 30 000 aujourd’hui.

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christine.doussot@smartcitymag.fr
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