Arrive prépare Pulse, un hyperviseur IA pour analyser la mobilité
Le groupe Arrive, spécialiste des solutions de mobilité urbaine, développe Arrive Pulse, une plateforme d’hypervision intégrant de l’intelligence artificielle. Destinée aux collectivités, elle doit permettre notamment d’analyser les données de mobilité, de simuler les effets de travaux sur la circulation et le stationnement, et de guider les automobilistes vers les places disponibles.
En novembre prochain, le groupe Arrive fera parler de lui : non seulement la ville de Strasbourg mettra en service l’open paiement sur l’ensemble de son réseau de bus et de tramway grâce à sa solution, et la marque sera présente au Salon des maires pour présenter Bridge, son nouveau modèle d’horodateur. « L’appareil n’a plus besoin d’être déployé avec la même densité qu’avant mais sa présence sur l’espace public est indispensable pour montrer aux automobilistes que le stationnement est payant », explique Olivier Koch, responsable des activités Parking pour la France. L’appareil, qui s’enrichit de fonctionnalités, représente par ailleurs un outil phare pour faire remonter des données de mobilité liées à l’espace urbain. Et derrière se profile un chantier conséquent pour Arrive : l’intelligence artificielle.
Depuis le rachat de Flowbird par EasyPark en 2025, les différentes entités du groupe se préparent en effet à réunir leurs superviseurs respectifs en une seule et même plateforme d’hypervision. « La mission d’Arrive est de construire une plateforme mondiale de mobilité pour simplifier les déplacements. Cette dernière doit être une tour de contrôle pour que la donnée permette aux collectivités de prendre des décisions éclairées », rappelle Olivier Koch. Cette dernière, nommée Arrive Pulse, sera un hyperviseur doté d’intelligence artificielle pour fournir des rapports à haute valeur ajoutée. Pour son développement, le groupe a intégré un chief AI officer et a renforcé son partenariat avec Google.
Les outils à destination des collectivités clientes intègreront des agents IA pour permettre à ces dernières de rechercher des informations en langage naturel, de bénéficier de statistiques en temps réel ou encore de faire des simulations. « Par exemple, il sera possible de simuler les impacts de travaux dans telle rue sur le stationnement et les lignes de bus, puis de visualiser les reports », indique Olivier Koch. Arrive Pulse proposera aussi une « météo du stationnement » pour proposer un service de guidage à la place, y compris dans des ouvrages souterrains. Pour l’heure, cette nouvelle plateforme est expérimentée par une poignée de villes américaines avant une mise en production officielle. « Nous ne pouvons donner à nos clients aucune date de disponibilité pour la France », concède Olivier Koch.
20 000 villes utilisatrices dans 90 pays
Pour les quelque 4 000 salariés du groupe, l’IA est une réalité. Arrive leur a mis à disposition, il y a un an et demi, Aria, une IA dédiée aux requêtes en interne. « Il est par exemple possible de demander à Aria de rédiger des rapports ou de lui poser des questions RH, par exemple qui est le responsable en Pologne », cite en exemple Olivier Koch. Un chatbot a également été mis en place pour assister les équipes du service client.
Le groupe, qui officialise par ailleurs en novembre sa 28e acquisition avec l’intégration de la société américaine PassPort, a dépassé le milliard de dollars de chiffre d’affaires et prévoit des résultats en croissance en 2027. Arrive compte plus de 20 000 villes utilisatrices dans 90 pays et plus de 87 000 bornes IRVE, dont la recharge peut désormais être payée sur son application. Arrive Pulse représente l’outil pour aller plus loin et étendre ses parts de marché. Avec pour prochaine étape la gestion du stationnement, et de son paiement, pour les véhicules autonomes.