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Escource (Landes) poursuit son chemin vers l’autonomie énergétique

Energies renouvelables

Engagé dans une stratégie de transition énergétique dès 2011, le village d’Escource récolte aujourd’hui les fruits de ses efforts. Grâce aux travaux réalisés (panneaux photovoltaïques, autoconsommation collective, réseau de chaleur…), sa facture électrique est en baisse constante. La mairie souhaite désormais proposer un tarif communal de l’électricité à ses habitants.

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Panneaux photovoltaïques sur ombrière. Crédit photo : Escource.

« Aujourd’hui, nous avons pour objectif de vendre aux habitants l’électricité que nous produisons grâce au photovoltaïque, comme nous le faisons déjà pour les commerçants », explique Patrick Sabin, maire d’Escource et vice-président en charge de la transition écologique de la communauté de communes Cœur Haute Lande. En effet, le village landais de 800 habitants propose depuis quelques mois auprès de ses entreprises une offre d'électricité à 0,10 € du kWh, très en dessous des prix du marché (compris entre 0,18 et 0,24 € du kWh, avant l’augmentation annoncée pour février).

 

Sous l'impulsion de son premier édile, Escource a engagé très tôt une stratégie qui lui permet aujourd’hui de ne plus subir les aléas du marché de l’énergie. Pour cela, il a été soutenu par la région Nouvelle-Aquitaine qui a lancé un appel à projets TEPOS (Territoires à Energie Positive) en 2011 afin d’encourager les collectivités rurales à diminuer leur consommation énergétique et développer des énergies renouvelables.

 

« Nous avons donc signé la charte TEPOS, ce qui représente un véritable engagement et nous avons été lauréats de cet AAP », poursuit Patrick Sabin, « la région nous a alors soutenus à hauteur de 70 000 € pour nous aider sur la construction d’une feuille de route ». En 2015, une SEM est créée afin de pouvoir inclure les citoyens dans le projet. « C’était une étape importante, pour faciliter son acceptabilité », souligne Patrick Sabin.

 

Autoconsommation collective sur les bâtiments communaux

Ensuite les réalisations vont s'enchaîner. En 2017 une plateforme de rénovation énergétique à destination des particuliers est lancée. Baptisée PrécoRéno, elle vise à aider les habitants à améliorer la performance énergétique de leur habitation. Au total, 2700 contacts ont déjà été initiés, aboutissant à la réalisation de travaux pour 7 millions €, l’obtention de 3 M€ de subventions.

 

« Puis, nous avons commencé à installer des panneaux photovoltaïques afin d’alimenter les bâtiments communaux dont nous avions déjà revu l’isolation », poursuit Patrick Sabin. Parallèlement, pour le chauffage de ces derniers, un réseau de chaleur alimenté par deux chaudières à bois a été mis en place. Aujourd’hui, l’énergie produite par l’équipement photovoltaïque permet de subvenir à 40% des besoins énergétiques des bâtiments municipaux. L’objectif est d'atteindre les 90%, notamment grâce à des batteries de stockage. « Nous allons également acquérir des véhicules électriques à charge bidirectionnelle afin d’augmenter nos capacités de stockage de l’énergie », ajoute Patrick Sabin.

 

Un éclairage public autonome

Par ailleurs, l’électricité produite alimente également les 341 candélabres de la commune, grâce à des batteries de stockage, si bien qu’Escource est aujourd’hui autonome pour son éclairage public. « Lorsque nous y sommes parvenus, c’était une première nationale », souligne Patrick Sabin. Grâce à ces différents travaux, la facture électrique globale de la commune baisse année après année. Elle s’élevait à 58 000 € en 2008, mais à seulement 34 000 € l’année dernière (avec pourtant 2 bâtiments en plus).

 

À noter que la communauté de communes a également été lauréate d’un contrat d’objectif territorial porté par l’Ademe, qui lui a permis de déployer une cinquantaine d'actions complémentaires à son PCAET. Elle a notamment travaillé sur l’usage de l’eau, avec la volonté de réduire le remplissage des piscines à 40 000 m3 maximum. Et également sur le gaspillage dans la restauration collective (aujourd’hui, 4 cantines sont labellisées Ecocert). Et les futurs projets ne manquent pas. « Nous voulons maintenant accélérer sur la protection de la biodiversité », indique Patrick Sabin, « mais aussi travailler sur l’habitat de demain, nous avons d’ailleurs été labellisé en décembre pour un écoquartier ».

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