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Comment allier sobriété numérique et projets smart grids ?

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Pour favoriser la sobriété numérique dans le secteur des réseaux électriques intelligents, l’association professionnelle Think Smartgrids vient de publier un livre blanc présentant les bonnes pratiques à adopter dans ce domaine.

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« Si les technologies smart grids sont indispensables pour parvenir à décarboner toutes nos activités, la digitalisation rapide de notre système énergétique invite à se questionner sur les impacts environnementaux générés par cette explosion de capteurs et de données qu’il faut ensuite transporter, stocker et traiter », estime l’association Think Smartgrids, qui rassemble les acteurs français des réseaux électriques intelligents. Mardi 30 mai, elle publiait un livre blanc, détaillant les bonnes pratiques à mettre en place pour déployer la sobriété numérique dans les projets smart grids.

 

Car, en mars dernier, l’ADEME et l’ARCEP ont tiré la sonnette d’alarme dans une récente étude sur l’empreinte environnementale du numérique. « La croissance des émissions de CO2 est de 8 à 9% par an et, d’ici à 2050, les émissions du secteur pourraient tripler », précise l’étude. En parallèle, la réglementation se durcit depuis quelques années pour lutter contre « l’obsolescence logicielle », imposer de nouvelles obligations en termes d’analyse du cycle de vie des matériels et d’éco-conception numérique, réduire l’impact environnemental des centres de données, ou encore encourager la mutualisation des données.

 

Pour appliquer les principes de sobriété numérique aux smart grids, la commission digitalisation de Think Smartgrids s’est ainsi penchée sur sept axes. Le premier est de réduire l’empreinte du matériel pour la collecte, le stockage et le traitement de données, ainsi que celle des terminaux numériques. « Il s’agit aussi bien d’écoconcevoir les matériels que de mener une réflexion sur un dimensionnement « plus juste », voire sur la nécessité de déployer de nouveaux équipements », détaille l’association. Dans un second temps, Think Smartgrids préconise de revoir l’architecture technique des infrastructures de collecte et de traitement des données. Le but : optimiser le volume de données stockées, transportées et traitées, tout en apportant le niveau de service attendu.

Eviter de répliquer des projets existants

Côté données, l’idée est de favoriser l’open data et les plateformes mutualisées de stockage et de traitement des données pour éviter les redondances et l’utilisation des mêmes données pour différents cas d’usage. Renforcer la normalisation et l’interopérabilité des données permettrait également de faciliter la mutualisation, le partage et le traitement de ces données. « Cette standardisation optimise par ailleurs le stockage et le traitement des données, permet de lutter contre l’obsolescence technologique et de renforcer la cybersécurité », souligne l’association.

 

L’association a également identifié un axe particulièrement énergivore : la conception logiciel. Elle préconise donc d’agir pour la frugalité logicielle avec une conception au plus proche des usages et des besoins. Une des ambitions est également de privilégier les cas d’usage avec un bénéfice environnemental démontrable, en cherchant à éviter de répliquer des projets déjà existants. « Enfin, développer une réelle gouvernance de la sobriété numérique permettrait d’inciter l’ensemble des acteurs à se saisir du problème », estime l’association.

 

Sur le même sujet, lire également notre dossier : "Le numérique dans la transition écologique : partie du problème ou de la solution ?" paru dans Smart City Mag N°53

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