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Dijon Métropole "allume" son poste de pilotage

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Après deux ans de réflexion et de travail préparatoire, Dijon a enfin "allumé" en grande pompe la cabine de pilotage unique de la métropole, vers laquelle vont converger les données issues de tous les équipements et de tous les métiers de la ville. Une première mondiale à cette échelle.

 

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« Il y a quatre ans, je n’imaginais pas qu’on ferait une chose pareille, a déclaré François Rebsamen, président de la métropole et maire de Dijon, à l’occasion de l’inauguration officielle d’OnDijon, le projet de métropole intelligente et connectée. C’est la première fois qu’un projet de ce type est envisagé de manière globale à une telle échelle ». L’échelle est celle des 23 communes et de leurs 251 000 habitants. Quant à l’approche, elle est globale et comprend la voirie, la sécurité, la flotte de véhicules, l’éclairage, les bornes d’accès escamotables…

Certes, tous les chantiers ne sont pas achevés et ne le seront pas avant plusieurs années. Mais le projet OnDijon a aussi servi de catalyseur à des questions telles que le regroupement des mobilités sous une même application, que la métropole a réussi à valider en passant par le Conseil d’Etat pour écarter les recours. Autre originalité du projet : son modèle économique, puisqu’il se finance en partie grâce aux économies réalisées sur certains postes, notamment sur l’éclairage.
Développé par les membres du consortium (Bouygues E&S, Suez, EDF-Citelum et Cap Gemini) qui a remporté cet appel d’offres emblématique et très convoité (105 millions d’euros sur 12 ans), cet équipement démarre donc enfin son exploitation conformément au calendrier imparti. « Nous avons su développer un modèle de smart city très innovant, mais aussi très humain. C’est un modèle transposable à d’autres villes. La smart city, c’est aussi une mutation des services publics et de l’organisation de la collectivité dans ses processus de décision » a ajouté François Rebsamen.
L’élu a également insisté sur la nécessaire et salutaire « montée en compétence » qu’ont dû faire ses agents pour mettre en place OnDijon et sur les changements de fonctionnement et d’attitude qui se sont opérés à travers ce projet. Ces points constituent, par ailleurs, les acquis le plus tangibles du projet à ce stade. A l’arrivée, cette nouvelle collaboration transversale entre les agents permettra d’optimiser les délais d’intervention en cas de problème et de réduire les coûts de fonctionnement de la collectivité.

 

Un modèle industriel exportable

François Rebsamen, président de la métropole et maire de Dijon

Accompagné pour l’occasion des grands patrons des sociétés attributaires (Martin Bouygues pour le groupe éponyme, Jean-Louis Chaussade pour Suez, Jean-Bernard Lévy pour EDF et Carmen Munoz pour sa filiale Citelum, et enfin Jérôme Siméon pour Cap Gemini), François Rebsamen a salué en ce projet « un outil de création de valeur collective, qui nous permettra de prendre une place de leader par l’attractivité numérique auprès des 13 métropoles françaises. » Un propos complété par Martin Bouygues : « Pour bâtir cette cité collaborative, rien ne vaut l’intelligence collective. Nous avons mis la puissance de la technologie au service de l’humain (…) et les habitants de la métropole pourront se réapproprier leur lieu de vie ».

« La vraie innovation vient de la vision, du projet politique, des services, plutôt que de la technologie, a déclaré Carmen Munoz, directrice générale de Citelum (EDF). Dijon nous a permis d’imaginer des utilisations de notre plate-forme smart city qu’on n’aurait pas imaginé ». Un des objectifs contractualisés dans le projet, et qui est porté par Citelum, est de réduire d’au moins 65 % la facture d’énergie sur l’éclairage. De quoi contenir toute pression fiscale. « J’espère que dans quelques années les citoyens de Dijon seront aussi heureux que nous en constatant l’amélioration de qualité de vie que leur aura apporté ce projet », a prophétisé Jean-louis Chaussade, patron de Suez, rappelant que sa société a « placé au cœur du projet la question de l’open data » et que cette question « a été dirigée vers une amélioration de la croissance économique ».
Jérôme Siméon s’est, pour sa part, réjoui de l’intérêt qu'a suscité l’hyperviseur multidomaine en open source développé par Cap Gemini pour Dijon. « C’est une plate-forme de traitement de données avec aide au pilotage et à la décision, a-t-il précisé. Nous sommes sollicités sur le sujet par des villes d’Amérique, d’Asie, mais aussi d’Europe. Dijon est l’une de nos plus belles réalisations dans le monde ». Une réalisation qui évoluera et qui pourra intégrer dans les années à venir, pour optimiser encore l’usage de la plate-forme, des technologies telle que l’intelligence artificielle. Affaire à suivre…

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