SMARTCITY
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L’humain, au cœur du Smart City Day 2017

Smart city
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Didier Faure, en charge de l'organisation du Smart City Day.
Il était temps de parler de l’aventure humaine dans la ville intelligente

Le 14 septembre, Genève accueillera la 4ème édition du Smart City Day. Près de 250 français et suisses étaient présents l’an dernier - dont 35% d’acteurs du secteur public – pour échanger sur la ville de demain et envisager, peut-être, des projets transfrontaliers. En charge de l’organisation de l’événement, Didier Faure détaille cette édition 2017.

Pourquoi choisir le thème central de « l’humain dans le processus smart city » pour cette 4ème édition ?
Nous avons déjà abordé, dans les éditions précédentes, les notions de gouvernance, de modèles économiques, de technologies... Le citoyen étant au cœur du fonctionnement de la cité, il était temps de parler de l’aventure humaine dans la ville intelligente, c’est-à-dire comment collaborer pour construire la smart city et comment le citoyen peut utiliser les technologies pour agir. Lors de cette édition, nous allons donc consacrer une table-ronde à l’économie et l’emploi, et une autre à la co-création et la collaboration.

 

Le Smart City Day est rythmé par une matinée informative et une après-midi plus « opérationnelle ». Que peut-on en attendre ?
Le matin, au travers des conférences, l’approche est plutôt stratégique et nous nous adressons peut être un peu plus aux politiques. L’après-midi est tournée vers l'innovation et la recherche d’outils de mise en œuvre – tels que les hackathons – durant des ateliers auxquels participent, notamment, les services techniques des villes. C’est complémentaire : les élus ont besoin de comprendre la smart city, avec une vision globale, tandis que les responsables des services ont besoin d’outils pour appliquer cette vision.

 

L’événement se déroule en Suisse ; est-ce que dans ce pays l’approche de la smart city possède des caractéristiques propres ?
Au niveau politique, l’organisation est très différente, la Suisse est beaucoup plus décentralisée que la France. Les projets ont donc une tendance plus « bottom-up », ils naissent du terrain et sont donc plus lents à se mettre en œuvre. Nous avons aussi certainement moins de subvention de l’Etat autour du thème smart city. Autre point notable, le morcellement du territoire : la recherche de synergie entre collectivités est plus difficile qu’en France, et les grands industriels rencontrent plus de difficultés à atteindre la masse critique pour déployer des infrastructures. La Suisse Romande, c’est 7 cantons et 2 millions d’habitants, moins que Paris intramuros. Mais si c’est plus lent ici, les décisions, une fois prises, sont très ancrées, plus durables.

Les modèles sont donc différents ; la Suisse et la France ont tout intérêt à collaborer et apprendre l’une de l’autre, et il existe déjà des initiatives en ce sens. Pour exemple : le Géofab, un appel à projet lancé par le Grand-Genève autour des données géographiques comme levier d’innovation transfrontalière. Les lauréats ainsi que le second appel à projet seront d’ailleurs annoncés lors du Smart City Day. On peut aussi noter l’initiative Open Geneva qui a attiré en 2017 une centaine de développeurs français autour du thème de l’Innovation Ouverte - et nous espérons recevoir le double en 2018.

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