SMARTCITY
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Le Smart City Institute développe l'écosystème belge des smart cities

interview
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Nathalie Crutzen, directrice du Smart City Institute.
On peut appeler autrement une commune qui démontre une dynamique de transition via les nouvelles technologies : attractive city, living city...

Le 19 septembre prochain aura lieu le congrès Smart City Wallonia, événement qui rassemblera des décideurs publics wallons pour échanger sur les spécificités de leur territoire et comment le rendre plus intelligent. L’occasion de faire un point sur la dynamique smart city en Belgique avec Nathalie Crutzen, directrice du Smart City Institute.

Quelle dynamique le Smart City Institute apporte-t-il à l’écosystème de la smart city ?
Nous sommes un institut académique lié à l’université de Liège en Belgique. Notre objectif est de développer, avec neutralité et objectivité, les connaissances autour de la ville intelligente. Nous publions des travaux de recherche scientifique, nous soutenons l’entreprenariat au travers d’un incubateur, nous sensibilisons le public en participant à des conférences et nous organisons des formations sur le sujet, adressées notamment aux institutions publiques, aux collectivités et aux entreprises. Notre première zone d’intérêt est la Wallonie, mais nous nous intéressons aussi à toute la Belgique et nous rayonnons à l’international.

 

Quelle est le niveau de maturité de la smart city en Belgique ?
Nous avons publié en février dernier un Baromètre belge des Smart Cities. Il en ressort que 66 % des municipalités belges estiment que le concept de la ville intelligente les concerne ; mais si on comptabilise uniquement les communes rurales, elles ne sont alors que 34 %... Il y a toutefois des communes très dynamiques, qui ont compris que le phénomène ne concerne pas seulement les villes, qu’elles peuvent utiliser le numérique pour créer davantage de durabilité, et qu’ainsi elles peuvent attirer ou garder les talents.
Globalement, les thématiques qui paraissent les plus importantes aux communes belges sont l’environnement (28%), avec par exemple l’efficacité énergétique, la gouvernance (22%), impliquant des interactions avec les citoyens, la mobilité (12%), avec des transports plus durables…


Vous avez évoqué la notion de SmartWashing lors du congrès-salon Smart Cities en décembre 2016. Qu’entendez-vous par là ?
La smart city est une expression qui convient pour parler du mix entre technologies et développement durable ; c’est un terme puissant, dont on parle beaucoup actuellement, et c’est aussi pour cela qu’il est dangereux, car tout le monde l’utilise... À un moment, on a l’impression que toute action prend le label "smart city". Cette utilisation à outrance, par les entreprises comme par les villes, est problématique. Or, ce qui intéressant, ce n’est pas la terminologie mais bien le processus de transition. On peut donc appeler autrement une commune qui démontre une dynamique de transition via les nouvelles technologies : par exemple une attractive city ou une living city...
Développer un label ne serait pas une bonne idée, ça risquerait de standardiser les villes alors que la smart city s’applique à un processus de changement qui est spécifique à chaque territoire. Pour l’heure, je n’ai pas de solution...

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