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Intelligence artificielle : Céline Pelletier, auteur du livre blanc "Les territoires : futurs terrains de jeu de l’IA"

Intelligence artificielle
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Céline Pelletier, collaboratrice de l’entreprise Verteego et auteur du livre blanc "Les territoires : futurs terrains de jeu de l’IA".
Le territoire devient l’interface entre la data générée par certains et la data nécessaire à d’autres

Essentielles pour bâtir la ville intelligente, les données sont au cœur de toutes les attentions afin d’être collectées, transmises, croisées et analysées de manière optimale. Ce big data est une mine d’or pour développer des outils d’intelligence artificielle, à condition que les collectivités en cernent les enjeux. Explications avec Céline Pelletier, collaboratrice de l’entreprise Verteego et auteur du livre blanc "Les territoires : futurs terrains de jeu de l’IA" paru en mai dernier.

Comment l’intelligence artificielle pourrait servir les collectivités ?

Dans le livre blanc, nous avons détaillé plusieurs usages de l’intelligence artificielle, qui viennent après un travail de gestion des données. On les collecte, on les croise entre les services et les acteurs de terrain, on les analyse et ensuite, à l’aide de modèles et d’algorithmes, on les brasse et on peut faire de la prédiction. Prenons l’exemple de la mobilité : grâce aux données, on peut connaître le trafic routier, comprendre quels sont les modes de transport les plus utilisés, planifier au mieux les nouvelles lignes d’un réseau de bus dans le cadre d’une stratégie d’aménagement du territoire... Plus les datas sont nombreuses et fiables, plus les prévisions sont précises.


Dans le livre blanc, vous plaidez pour que les territoires soient acteurs de l’intelligence artificielle. Comment peuvent-ils prendre part au sujet ?

Une collectivité est d’abord gestionnaire des données. Quand elle passe des contrats avec des prestataires qui produisent de la data, elle doit la récupérer mais aussi la protéger. Ensuite, elle a un rôle de fournisseur : elle doit partager les données, non seulement entre ses différents services mais également avec des usagers externes, soit d’autres prestataires soit le grand public avec l’Open Data. Le territoire devient l’interface entre la data générée par certains et la data nécessaire à d’autres. Enfin, la collectivité représente un lieu d’expérimentation et d’impulsion pour les entreprises qui ont des idées sur la façon d’utiliser l’intelligence artificielle au profit des territoires.


Pour optimiser la gestion des données au sein d’une collectivité, vous préconisez d’élaborer une stratégie, de repenser la gouvernance, de recruter un Chief Data Officer... autant d’étapes difficiles à franchir pour une ville de petite taille. Quelles sont les possibilités pour ce type de collectivité ?

Si chaque territoire est différent par sa taille et son budget, toutes les collectivités peuvent agir à partir du moment où elles ont compris les enjeux. Elles travaillent avec des prestataires pour mettre en place des services publics, donc il y a forcément des données à récupérer ! Pour ne pas les laisser inexploitées, il faut développer une culture du digital : tous les gens qui manipulent de la donnée doivent être sensibilisés aux enjeux de la data et intégrer des réflexes de partage, essentiels pour trouver la véritable valeur de la donnée. Et tout le monde, y compris les petites collectivités, peut effectuer cette montée en compétence.

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