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Réseaux d’Initiative Publique : le Val d’Oise se lance avec TDF

Très Haut Débit

Le département du Val d’Oise vient de donner le coup d’envoi de son Réseau d’Initiative Publique baptisé VORTEX ; un projet qui vise à couvrir d’ici 2020 100 % du territoire en Très Haut Débit moyennant un investissement de quelque 100 millions d’euros.

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Près de 84 000 foyers, quelque 1000 entreprises et environ 300 sites publics disséminés dans 116 communes du département devraient être raccordables à la fibre optique d’ici 2019 ; tel est l’engagement pris par le Conseil Départemental du Val d’Oise vis-à-vis de ses habitants. Un engagement qui devra être honoré à travers la Délégation de Service Public concédée pour 25 ans à TDF ; un acteur habituellement associé au monde de l’audiovisuel. TDF remporte ici son premier appel d’offres pour un réseau d’initiative publique au nez et à la barbe de tous les acteurs traditionnels du secteur. Le montant total du projet avoisine les 100 millions d’euros, dont 15 M€ de financement publics (État, Région Ile-de-France, Département, EPCI).
« C’est un choix atypique, mais nous sommes confiants » déclaraient au sujet de ce choix Arnaud Bazin, Président du Conseil départemental du Val d’Oise, et Pierre-Edouard Eon, Conseiller départemental délégué au Numérique et Président du syndicat mixte ouvert Val d’Oise Numérique,
« Nous lui avons demandé [à TDF] à plusieurs reprises de retravailler et d’améliorer son offre », ajoute Rachid Adda, Directeur Général du Syndicat Mixte Ouvert Val d’Oise Numérique, un exercice auquel le nouveau délégataire s’est plié sans rechigner. Bien que jusque là étranger au monde des RIP, TDF dispose d’une infrastructure nationale de 1800 pylônes pour diffuser sur tout le territoire des signaux TV et radio. Ces pylônes sont, pour partie, reliés entre eux via un réseau de fibre optique. A cela s’ajoutent quatre data centers de proximité, autant d’atouts préexistants qui ont permis à la société dirigée par Olivier Huart de se montrer très compétitive.


Un catalogue de services transparent

Le réseau proposé par TDF, totalement neutre, sera accessible aux opérateurs de services grand public et entreprises en mode activé ou non, avec, dès le départ, un catalogue de services et de prix parfaitement transparent. Le calendrier des travaux prévoit le déploiement de 16 500 prises en 2017, 35500 en 2018 et 32 000 en 2019, la priorité étant donnée aux zones les plus défavorisées. Et si de discussions ont lieu avec tous les opérateurs, Bouygues Telecom s’est particulièrement impliqué pour la partie grand public, tandis que Coriolis l’a fait pour les offres entreprises.
Grâce à ce nouveau réseau, dont la propriété reviendra à la collectivité à l’issus des 25 années de concession, les entreprises et les établissements publics auront accès à la fibre à des conditions bien plus avantageuses que celles que proposait l’opérateur jusque là en situation de monopole dans le département. « Les FAS [frais d’accès au service] que nous demandait Orange pour raccorder un collège s’élevaient à 30 000 euros. Avec notre réseau VORTEX, on descendra à 1500 euros », précise Rachid Adda. Le prix des offres de services sera du même type de ce que l’on peut trouver partout ailleurs dans les zones denses.


Un impact positif pour l’économie locale

Tirant les enseignements d’autres délégations de service public dont les chantiers avaient peu apporté à l’économie locale, le Conseil Départemental du Val d’Oise a inclus dans son appel d’offres plusieurs dispositions pour éviter ce travers. Ainsi, la sous-traitance sera majoritairement assurée par des entreprises valdoisiennes et 40 000 heures de travail minimum réservées pour la réalisation d’actions d’insertion, dont 15000 heures minimum consacrées aux actions de formation.
A cela s’ajoute l’installation par TDF d’un centre technique national « Réseaux et Fibres » dans le Val d’Oise et la création d’un fonds de 6,5 M€ dédié au développement des usages (4,5 M€) et aux actions d'insertion et de formation à la fibre pour les publics en difficulté (2 M€).
Hasard du calendrier, l’annonce de ce projet, qui sera mené tambour battant eu égard au peu temps donné pour réaliser de tels travaux, intervient deux semaines à peine après la publication d’un rapport de la Cour des Comptes qui révélait que le Plan France Très Haut Débit ne serait pas achevé avant 2030 (au lieu de 2022), et qu’il coûtera 15 Mds d’euros de plus que les 20 Mds initialement prévus. Dans le département du Val d’Oise, la choses semblent davantage sous contrôle…

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