Selon différentes estimations, et notamment un rapport d’information remis à l’Assemblée Nationale (par la mission d’information sur les enjeux de l’utilisation d’images de sécurité dans le domaine public), le nombre de caméras de vidéosurveillance de la voie publique se monterait à plus de 90 000 unités aujourd’hui, contre 60 000 en 2013.
C’est dans ce contexte de renforcement progressif des équipements de vidéoprotection, alors que les dispositifs se modernisent et que les besoins techniques évoluent, que l’opérateur télécom Céleste a décidé de lancer une offre spécifique : une offre réseau fibre optique, dédiée principalement à la vidéoprotection, et surtout proposée en IRU (Indefeasible Right of Use). L’IRU est une forme d’un droit d’usage irrévocable de longue durée sur une infrastructure fournie par un partenaire.
« Avec l'IRU, nous déployons pour les collectivités un réseau propriétaire reliant les caméras de vidéoprotection au centre de supervision. Contrairement aux solutions traditionnelles de location, l'IRU offre un droit d'usage exclusif sur l'infrastructure pour une durée de 10 à 30 ans, permettant aux collectivités de disposer de leur propre réseau, construit sur mesure et exploitable en toute autonomie », indique l’entreprise dans un communiqué.
« Les collectivités ne seront ainsi soumises à aucun coût d’abonnements ultérieurs, sur le long terme », précise Nicolas Aubé, président-fondateur. « Le modèle est nettement plus rentable qu’une location », assure-t-il. Généralement, pour bénéficier de raccordements en fibre optique, les collectivités souscrivent des contrats de location auprès d’opérateurs (même dans le cas de réseaux d’initiative publique).
Chaque caméra dispose d'un lien dédié, sans partage de bande passante
« Les premières générations de caméras installées ne nécessitaient pas de débits très importants et une connectivité radio suffisait », poursuit le dirigeant. « Mais aujourd’hui les collectivités se tournent vers des dispositifs plus performants, dotés de meilleures résolutions d’images et permettant plusieurs usages, comme la détection de mouvements ou de comportements suspects, la lecture de plaque d’immatriculation, par exemple ».
Ainsi, selon l’opérateur, cette montée en gamme des équipements modifie les exigences de connectivité des caméras avec les centres de supervision. « Les collectivités choisissent de plus en plus la fibre optique, car les caméras nécessitent désormais des débits plus élevés et une fiabilité accrue », souligne Nicolas Aubé, « par exemple, nous l’avons déjà déployé pour connecter 1000 caméras à Marseille, ou encore dans le département de l’Aube pour le même usage ». Dans les deux cas, chaque caméra dispose d'un lien dédié, sans partage de bande passante.
Entre 30 000 et 50 000 € pour une ville moyenne
D’un point de vue comptable, cette approche permet aux collectivités de transformer une dépense de fonctionnement en investissement (mobilisable via le budget d’équipement, des subventions et/ou des prêts). En outre, ce passage en mode CAPEX permet de recourir à des marchés de travaux avec des seuils réglementaires plus favorables, et avec une prévisibilité financière pluriannuelle. Selon Céleste, pour une ville de taille moyenne, l’investissement à consentir se situe entre 30 000 et 50 000 euros. Il est bien entendu un peu plus élevé pour les métropoles, en fonction du nombre de caméras et de l’étendue du territoire à couvrir.
« Mais, au-delà de la vidéosurveillance, l’acquisition d’un réseau en fibre optique en propre peut aussi s’avérer précieux pour les collectivités dans le cadre de la fermeture progressive du réseau cuivre, qui leur impose de migrer de nombreuses lignes téléphoniques encore en service vers des solutions fibre d’ici 2030 », ajoute Nicolas Aubé, « par exemple dans les centres techniques municipaux, les déchetteries ou encore les équipements sportifs ». De son côté, avec cette offre en IRU, Céleste espère doubler son parc de clients publics (qui s’élève aujourd’hui à 1000) dans les prochaines années.



