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[TRIBUNE] Smart building : seule une technologie de connectivité adéquate en garantira la démocratisation

Smart building

Avec une population urbaine croissante, la dimension numérique du smart building a pour objectif un réaménagement du bâtiment et du territoire. L’apport technologique de l’IoT n’est plus optionnel, mais il faut choisir une connectivité fiable, facile à installer, apte à couvrir plusieurs applications en simultané et à satisfaire une demande croissante.

Tribune rédigée par Eden Suire, Directeur des ventes EMEA chez Wirepas

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Selon l’ONU, d’ici 2050, la population urbaine va croître de 66 %, créant un besoin d’aménagement de l’espace. Il faut repenser espace et ressources.Une nouvelle révolution de l’immobilier est en marche et le smart building est l’incarnation de l’immobilier d’avenir.
Pour ce faire, le smart building doit s’appuyer sur l’IoT. Les technologies immotiques sur lesquelles s’appuie le bâtiment connecté puisent dans l’IA et permettent l’automatisation et le pilotage à distance d’équipements et services connectés (éclairage, chauffage, gestion de la qualité de l’air intérieur ou QAI). Elles recourent à des capteurs embarqués dans des objets connectés et analysent des externalités (température, lumière...) pour déclencher une réaction adaptée. L’évolution de la qualité de vie, du confort et de l’efficience énergétique ces prochaines années en dépendent.
Le marché de l’IoT devrait croître avec celui du smart building. Pour cela, encore faut-il qu’il puisse s’appuyer sur des technologies de connectivité tant accessibles que durables et facilement déployables.

 

Le smart building en toute sécurité, un impératif


Eden Suire, Directeur des ventes EMEA chez Wirepas

S’appuyant sur la donnée et l’IA, le smart building permet de piloter les équipements automatiquement et à distance, en fonction du taux de présence et des besoins des individus. Il peut ainsi communiquer avec les réseaux extérieurs et remplir des objectifs visant à améliorer le confort, la sécurité et l’efficacité énergétique, assurant ainsi l’échange de données de façon interopérable.
Garantir la sécurité et le bien-être des usagers implique parfois un travail de pédagogie, souvent d’anticipation. Une étudeYougov avance que 60 % des Français n’ont pas conscience que l’air intérieur peut être plus pollué qu’à l'extérieur. Or, le smart building permet de mesurer la QAI en relevant le taux de CO2 ou encore le taux de COV (Composés Organiques Volatiles) dans les locaux. À l’aide de ses systèmes intelligents, la centrale de traitement peut piloter le flux de l’air et ainsi préserver la santé des usagers.
Qui plus est, les connectivités opérées ne sont pas prévues pour des utilisations à grande échelle sur des objets connectés. Selon les générations de connectivité opérée (4G, 5G…), elles peinent à traverser des murs épais où à arriver en sous-sol.
L’autonomie d’un réseau non-opéré, spécialement conçu pour l’IoT, devient alors une solution idéale sur laquelle le smart building peut s’appuyer. Une architecture de réseau maillée décentralisée permet de venir à bout du problème de l’entrée unique, qui en cas de faille pénalise le système tout entier. Idéalement, ce réseau IoT doit être auto-réparateur, en cas de défaillance d’un ou de plusieurs objets connectés, et rediriger automatiquement son signal vers l’objet connecté “sain” le plus proche pour continuer la communication.
Des technologies de ce type ne sont pas des plus onéreuses et le degré de maturité technologique actuel permet de les envisager à grande échelle. Elles s’adaptent aux enjeux du smart building grâce à un fonctionnement décentralisé, permettant à chaque objet d’embarquer de l’intelligence et de prendre des décisions à son échelle.

 

Du bon sens et des technologies de connectivité moins énergivores

Le plan France Relance et les lois Grenelle 1 et 2 ont contribué à ériger la sobriété énergétique en réponse aux enjeux climatiques. Les entreprises aussi sont contraintes d’être conformes à la réglementation. Or, le smart building regroupe bien des leviers pour faire des économies d’énergie et rester conformes, à condition de ne s’appuyer que sur des technologies “vertes”.
Dans cet enjeu, les bonnes pratiques doivent automatiquement intégrer les spécificités locales de son implantation, comme notamment les conditions climatiques, pour rationaliser sa consommation. Le bon sens épargnera bien des dépenses inutiles, énergivores et ruineuses.
Ensuite, dans le choix d’une solution adaptée aux besoins du smart building, la qualité d’analyse des externalités par les capteurs connectés impactera directement l’optimisation de la dépense énergétique. Pourquoi éclairer un étage entier alors que des détecteurs de présence peuvent enclencher l’éclairage sur le passage du seul employé resté travailler tard ? Un investissement de départ dans une technologie adéquate rationnalisera le reste de la dépense sur bon nombre d’années.
Cette technologie sera conçue “sur mesure” pour le smart building : indoor, apte à connecter une quantité considérable d’objets, ininterruptible et rationnelle. C’est dans un tel contexte qu’une technologie maillée, auto-réparatrice, où les objets connectés eux-mêmes font office de routeurs de la donnée, offre une immense valeur ajoutée.


Coûts et facilité de déploiement, véritables clauses sine qua non au triomphe du smart building

L’adoption massive d’une telle technologie suppose une facilité d’installation et des coûts maîtrisés. Si le confort, la sécurité et l’environnement importent aux yeux des habitants et des décisionnaires, sans ces premiers éléments, le smart building demeurera l’apanage de quelques individus fortunés au mieux, une utopie au pire.
Quoique le smart building ait le potentiel pour accompagner efficacement la transition énergétique tout en apportant sécurité et confort, une démocratisation réelle mobilisera des solutions flexibles, économiques, peu polluantes et faciles à déployer au sein des édifices, surtout lorsqu’ils accueillent des bureaux.

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