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Le label Numérique Responsable désormais plus accessible

Numérique

Permettre aux entreprises, associations et collectivités d’évaluer et de réduire leur empreinte numérique, c’est le but du label du numérique responsable. Créé par l’institut du même nom, son obtention vient d’être simplifiée pour toucher un plus grand nombre de structures.

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Le label Numérique Responsable dispose désormais de deux niveaux

800 kg, c’est la quantité de matières nécessaire pour produire un ordinateur. Un utilisateur consommerait également près de 800 kg de gaz à effet de serre chaque année. Et on estime que le nombre d’objets connectés pourrait passer de 12 milliards en 2020 à 100 milliards en 2030. C’est de ces constats qu’est parti l’Institut du numérique responsable (INR) pour créer le label du même nom en 2019.

 

Son but : proposer un cadre aux organisations, telles que les entreprises, collectivités et associations, leur permettant de réduire leur empreinte numérique, au niveau social et environnemental. Et pour toucher davantage d’organisations, l’INR et l’Agence Lucie, gestionnaire du label et spécialisée dans l’accompagnement vers la transition, viennent de mettre au point un palier plus accessible. Concrètement, le label dispose désormais de deux niveaux, au lieu d’un seul auparavant.

 

Pour ce premier niveau, la procédure est a été simplifiée et le score minimum pour l’atteindre est également inférieur (300 pour le niveau 1 contre 500 pour le second pallier). « La pandémie de la Covid-19 a freiné la progression du label. À ce jour une vingtaine d’entreprises sont labélisées et une trentaine sont candidates », a indiqué Fabien Abrikh, directeur adjoint de la stratégie à l’INR, pour qui le numérique responsable est une phase importante dans la transformation digitale des organisations, et « un marqueur fort de la prise de conscience environnementale. »

 

« Un péril environnemental de taille »

« Quand on parle de numérique, cela comprend aussi bien la câblerie, l’infrastructure de stockage mais surtout la consommation des ressources (bande passante) et la fabrication du matériel (matières premières, métaux rares). Notre société de consommation nous pousse à renouveler toujours plus nos équipements. Si l’on ajoute à cela une filière du recyclage pas encore assez développée, on se retrouve face à un péril environnemental de taille » poursuit Fabien Abrikh, également responsable de l'excellence opérationnelle au sein de SGS France, spécialisé dans l’inspection, le contrôle, l’analyse et la certification, qui fait partie des trois organismes tiers indépendants habilités à auditer ce label. Pour cette dernière, il est aussi le « seul élément à ce jour, dont disposent les entreprises pour s’évaluer. »

 

Fixer des engagements

L’idée, avec cette version simplifiée, est donc de permettre aux organisations moins matures, de tailles plus modestes, ou moins aguerries à ce type d’outil de décrocher leur certification. Le cycle de labellisation démarre par une auto-évaluation de l’organisation candidate, sur une plateforme en ligne appelée Lucie Online. Cette phase permet également de recenser tous les documents de preuves, attestant de la satisfaction aux exigences du label. Un audit est ensuite réalisé sur site, pour générer un rapport qui servira de base à l’organisation afin de fixer des engagements avec des échéances précises. Enfin, un comité de labellisation indépendant statue sur le dossier. Au total, le cycle de labellisation dure trois ans, avec un audit de suivi prévu à 18 mois après l’attribution initiale.

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