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Canicules estivales : l’Ademe lance son dispositif « Plus fraîche ma ville »

Adaptation climatique

Le réchauffement climatique contraint les villes (de toutes tailles) à élaborer des stratégies visant à rafraîchir les centres urbains. Pour les y aider, l’Ademe a dévoilé un nouveau service en ligne d’aide à la décision : « Plus fraîche ma ville ».

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Alors que les derniers rapports du GIEC confirment la tendance vers des canicules estivales plus fréquentes et plus intenses, l’Ademe va renforcer son accompagnement auprès des villes afin de les aider dans la mise en place de solutions de rafraîchissement urbain. « Les canicules estivales vont constituer un risque majeur dans les collectivités pour les décennies à venir », explique Jérémie Almosni, directeur régional Ademe Île-de-France, « l’augmentation de la chaleur va avoir des conséquences socio-sanitaires importantes et constitue un véritable défi d’adaptation sur le long terme ». Pour accompagner les collectivités dans la lutte contre les ilots de chaleur urbains, l’Ademe a décidé de lancer un nouvel outil en ligne : Plus fraîche ma ville.

 

Ce service numérique public a été co-conçu avec des élus et agents territoriaux, dans le cadre de l’incubateur « Accélérateur de la transition écologique », avec le soutien de Beta.gouv.fr et de l’AMF. « Plus fraîche ma ville » propose trois parcours destinés à faciliter les prises de décision : le premier propose diverses solutions de rafraîchissement urbain, le deuxième partage des retours d’expérience, le troisième renseigne sur chaque solution (coûts, co-bénéfices, limites…)

 

Quatre types de solutions de rafraîchissement urbain

« Les collectivités sont en première ligne pour lutter contre les épisodes caniculaires », souligne Elodie Briche, coordinatrice R&D urbanisme durable à l’Ademe, « pour y faire face, elles doivent bâtir des stratégies tenant compte du bâti existant, de la morphologie urbaine, du foncier disponible, et bien sûr de l’évolution attendue du climat ». Sur sa nouvelle plateforme, l’Ademe distingue quatre types de solutions de rafraîchissement des villes : les solutions vertes (basées sur la végétalisation, la renaturation), les solutions bleues (liées à la gestion de l’eau); les solutions douces (reposant sur des changements de pratiques) et les solutions grises (préconisations autour des formes urbaines et des matériaux utilisés).

 

« Il n’y a pas de réponse unique, chaque contexte est différent, tant au niveau du climat que de la configuration des lieux », rappelle Daniela Sanna, responsable du pôle aménagement des villes et des territoires de l’Ademe, « les solutions vertes sont à privilégier, si elles sont bien conçues, elles contribuent autant à l’atténuation qu’à l’adaptation au changement climatique ». Ce sont en effet les options présentant le plus de co-bénéfices. Les arbres, par exemple, s’ils ont un bon apport en eau et sont plantés à proximité les uns des autres, apportent ombre et fraîcheur par évapotranspiration, tout en contribuant au stockage du carbone, à la qualité de l’air et à la préservation de la biodiversité.

 

En priorité pour les petites et moyennes collectivités

Des fiches techniques (sur les diagnostics de la surchauffe urbaine, la morphologie urbaine, le choix des matériaux, les coûts et financements) sont également mises à disposition sur la plateforme, tout comme des exemples de solutions déployées dans diverses collectivités (le remplacement d’un parking de 50 places par un espace végétalisé de 72 arbres à Aubervilliers, ou encore la renaturation des berges d’un cours d’eau dans les quartiers nord de Marseille, par exemple).

 

« L’objectif est de fournir des connaissances et des idées permettant de démarrer une politique de rafraîchissement urbain », poursuit Elodie Briche, « nous nous adressons aux agents et élus des villes ». La plateforme cible en priorité les petites et moyennes collectivités, notamment celles qui disposent de moins de ressources pour identifier et comparer les solutions. Mais les métropoles, même expérimentées, peuvent aussi y trouver des infos pertinentes.

 

« Le service ne remplace pas l’expertise sur mesure d’un bureau d’études, il apporte un premier niveau de décision, et aide à écarter les solutions qui ont peu de chances de fonctionner », précise Élodie Briche, « il prépare le terrain avant la rédaction du cahier des charges ». Enfin, en ce qui concerne le financement des projets, « Plus fraîche ma ville » redirige vers les aides existantes, en lien avec la plateforme Aides-territoires.

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