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Les Sables-d'Olonne : des passeurs électriques, et bientôt à hydrogène ?

Energie

Une nouvelle et quatrième ligne maritime ouvre cet été sur le port des Sables-d’Olonne (Vendée). Des passeurs électriques ont été rénovés pour assurer la desserte.

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Passeur dans le port des Sables-d'Olonne © Ville des Sables d'Olonne

Ce sont deux lieux emblématiques de la ville vendéenne des Sables-d'Olonne. Son ponton du Vendée Globe, qui grouillera à nouveau de skippers et de spectateurs en novembre. Et le quai Guinet, qui permet d’accéder à sa Grande Plage de 3 kilomètres.

L’été dernier, un premier essai de liaison maritime avait accueilli quelque 20 000 passagers. La ville a décidé de renouveler l’expérience en pérennisant la ligne D – on compte déjà trois liaisons en passeurs dans les ports de pêche et de plaisance – à partir du 4 juillet prochain. Deux navettes ont été achetées à la ville de La Rochelle en 2019 moyennant 125 000 euros pour porter la flotte totale à six unités, tout à la fois à moteur thermique et électrique.

En 2020, ces deux nouvelles acquisitions sont entièrement rénovées par des entreprises locales (Robin Marine, NG Peinture et Marine Alu Concept, ND Atelier) pour 340 000 euros et devraient être totalement en service à la mi-juillet. C’est le prolongement direct de la mise en service en 2018 de deux lignes de mini bus électriques Bluebus qui a contribué à une forte augmentation de la fréquentation des transports en commun dans l’agglomération sablaise (Oléane) : + 30 % entre 2018 et 2019, pour franchir nettement la barre annuelle des 600 000 voyageurs.

 

Hydrogène local

« S'il y a bien un domaine où il faut tester ces innovations, c'est bien sur ces petits trajets de 6 à 7 minutes maximum. Dans un chenal ou entre des pontons, sans vagues, il n'y a pas de besoin en énergie trop forte, note Alain Blanchard, conseiller municipal (divers droite) des Sables-d’Olonne délégué à l'innovation, la smart city et la ville de demain. La seule condition est que le coût financier reste raisonnable. »

Dans le détail, de nouvelles batteries sont installées ainsi que de nouveaux moteurs et de panneaux solaires pour prolonger l’autonomie. « Les batteries au lithium mettent six heures pour se charger pour une autonomie d'une douzaine d’heures en journée. 30 passagers maximum plus le pilote peuvent monter à bord, pour deux rotations par heure » spécifie Jean-Marie Naulet, directeur de la délégation de service public, la SEM Les Sables-d’Olonne Navettes Maritimes.

La Covid-19 a entraîné un certain retard dans la livraison non prioritaire des moteurs, construit aux Pays-Bas par Bellamarine (Transfluid) – aucun fabricant français n’a été trouvé. Un désagrément qui n’empêche pas la collectivité de voir plus loin, la durée d’exploitation des engins étant environ de sept à huit ans. Pour l’élu Alain Blanchard, « ça n'est qu'une étape. Nous aimerions étendre l’électrique le plus possible sur l'ensemble du réseau de transports publics. Mais aussi utiliser à termes des moteurs à hydrogène, produits sur le littoral vendéen. Du circuit court, car il y a quelques projets avancés, notamment du côté de Bouin. »

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