SMARTCITY
2019 © Tous droits réservés
LE MAGAZINE DES VILLES ET DES TERRITOIRES CONNECTÉS ET DURABLES

Transpolis : dans l'Ain, une ville factice dédiée à la mobilité de demain

Smart city

La plate-forme Transpolis vient d'être inaugurée. Cette ville laboratoire de 80 ha, issue d'un partenariat public-privé, va permettre de tester, grandeur nature, les véhicules et les infrastructures de demain.

Rimg0
Transpolis a été aménagé sur un ancien site militaire de 80 ha. Cette ville laboratoire est située dans la plaine de l'Ain. Une ville factice y a notamment été aménagée.
RTimg0
Rimg1
On trouve tout type de route à Transpolis, de la 5 voies à la petite impasse, pour tester un maximum de scénario.
RTimg1
Rimg2
De fausses devantures de magasins ont été installés, comme dans un décor de cinéma. Des ronds-points et de feux de circulation ont également été installés.
RTimg2
Rimg3
Vibratec teste ses système de monitoring acoustique, destiné à contrôler le bruit des deux roues notamment.
RTimg3
Rimg4
Des véhicules autonomes sont testés à Transpolis. Ici, on expérimente la réaction du véhicule autonome, blanc, lorsqu'il se fait doubler par un autre véhicule alors qu'il est lui-même en train de doubler un cycliste.
RTimg4

C'est une ville bien étrange qui a été inaugurée, mardi 2 juillet, dans la plaine de l'Ain. Une ville laboratoire aménagée sur un ancienne base militaire de 80 hectares, sorte de gigantesque bac à sable dans lequel va être inventé la mobilité de demain. Véhicules autonomes, nouveaux équipements de la route, infrastructures, réseaux et télécoms, mobilier urbain vont être testés à Transpolis, à l'échelle et en conditions réelle.

La ville factice est composée d'une route de campagne, d'un axe d'un kilomètre reproduisant les conditions de l'autoroute, de 40 bâtiments, de voiries de différentes tailles, d'une vingtaine d'intersections, mais aussi de rond-points, de feux de circulation, d'abris-bus, de luminaires, de marquages au sol... Le tout, aussi modulaire qu'un studio de cinéma, grâce à des points de connectivité (équipés de la fibre optique) et d'énergie, installés tous les 50 mètres. Le site est aussi équipé de la 5G.

 

25 actionnaires et partenaires

« Depuis le début, il y a 11 ans, ce projet repose sur trois piliers : des pouvoirs publics, des industriels et des chercheurs. C'est un partenariat assez unique, de co-production, de co-construction et de co-financement », explique Hélène Jacquot-Guimbal, directrice générale de l'Ifsttar. Le projet rassemble aujourd'hui 25 actionnaire et partenaires technologiques.

Bouygues Telecom y teste par exemple des cas d'usage de la 5G, avant l'ouverture commerciale du réseau, prévue pour 2020. L'opérateur télécom collabore notamment avec Navya, le spécialiste de navettes autonomes, et Hitronetic, qui développe des caméras de surveillance sur un projet de « levée de doute en temps réel ». Des caméras sont installées à l'intérieur de la navette ; le conducteur peut appuyer sur un bouton d'alerte pour envoyer les images, en temps réel, vers un poste de commande, qui décidera si une intervention est nécessaire. Dans le même temps, la société Selux teste ses lampadaires connectés, Vibratec expérimente ses systèmes de monitoring vibratoire et acoustique, Colas perfectionne sa signalétique lumineuse modulaire et dynamique.

 

Mettre en place une nouvelle politique de mobilité

Les collectivités ont également beaucoup contribué à la concrétisation de Transpolis. Financièrement notamment, puisque la région Auvergne-Rhône-Alpes a investi 5,4 millions d'euros, l’État, 2,25 millions, la communauté de communes de la plaine de l'Ain, 1,7 millions, le département de l'Ain, 1,5 million et la métropole de Lyon, 1,5 million. Ce laboratoire constitue un précieux atout pour mettre en place une nouvelle politique de mobilité. « Nous nous devons d'anticiper, savoir comment conjuguer une multitude de modes de transport et arbitrer entre transports individuels, collectifs et autonomes. Nous pouvons expérimenter ces systèmes ici avant de les transposer en conditions réelles », indique Karine Dognin-Sauze, vice-présidente de la métropole de Lyon en charge de l'innovation, de la métropole intelligente, du développement numérique et de la mobilité intelligente.

Transpolis apporte également un dynamisme économique local considérable. « Nous faisons de la plaine de l'Ain une terre d'innovation, souligne Jean-Louis Guyader, président de la communauté de communes de la plaine de l'Ain. L'industrie est ici. C'est un moyen de montrer que tout ne se passe pas dans la métropole et cela va nous permettre d'attirer de nouveaux talents. »

 

A lire aussi
Le magazine
Contact annonceurs

Christine Doussot, directrice de clientèle
christine.doussot@smartcitymag.fr
Tél. + 33 7 69 21 82 45

RECEVOIR LA NEWSLETTER
Agenda
RuraliTIC
Du 27 au 29 août 2019
Université d'été des urbanistes
Du 28 au 31 août 2019
Universités - Smart buildings for smart cities
Du 4 au 5 septembre 2019