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Objets connectés : vers plus de flexibilité

IoT

Les objets connectés, outils incontournables de la smart city, ont un salon qui leur est dédié : l’IoT World, qui s’est déroulé à Paris les 22 et 23 mars. L’occasion de faire le point sur les enjeux et défis de l’internet des objets.

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Le salon IoT World s'est déroulé les 22 et 23 mars à Paris.

Pour une gestion optimisée de l’éclairage urbain, des réseaux d’eau, du stationnement, les objets connectés sont devenus essentiels aux villes. Et avec eux, de nouvelles problématiques sont posées : quelles données collecter, comment les transférer, où les stocker, comment les sécuriser, quel utilité en retirer ? Ces questions représentent aujourd’hui les défis à relever pour tout un secteur auquel s’adressent les communes pour amorcer des projets smart city.
L’interopérabilité est un enjeu sous-jacent. Grâce à la « conception de systèmes d’information "branchables" sur différents types de réseaux, les données sont plus facilement partageables, sans forcément nécessiter un standard unique, et de nouvelles applications innovantes peuvent être créées et facilement implantées » indique Samuel Loyson, directeur du Smart Metering chez Suez. Considérant que c’est là un facteur clé de l’innovation, il préconise toutefois l’émergence de « standards de référence par domaine d’application [mobilité, gestion de l'eau, etc., NDLR] afin que l’internet des objets se développe »

 

Déployer des infrastructures "élastiques"

Reste à déployer des réseaux capables d’accueillir l’arrivée massive de ces outils. Le challenge ici est l’adaptabilité : en fonction des besoins, des usages, des objets connectés intégrés, les infrastructures doivent être « élastiques », capables de supporter des variations de taille de données et de puissance exigées pour les transmettre et les traiter. Ici entrent en jeu les réseaux bas débit (Sigfox, LoRa), les réseaux des opérateurs télécoms (technologie NB-IoT dans la 4G et plus tard 5G), leurs coûts et leur consommation électrique. Et ces variations seront imprévisibles. Prenons l’exemple d’une tempête : elle vient affoler les capteurs, submergés par un flux massif de données collectées dans le cadre de la surveillance des catastrophes naturelles.

« Chaque secteur a des besoins spécifiques » ajoute Paul Stéfanut, directeur business et innovation chez Opticsvalley. Il détaille celui des transports avec la voiture connectée : « elle est mobile, y compris à l’international, donc il faut non seulement penser à couvrir tous les territoires, dont les zones blanches actuelles, mais également varier la puissance. Les passagers à l’arrière du véhicules attendront du wifi en haut débit pour suivre leur match de foot en direct ! » Si de tels véhicules pourraient être utilisés 15 ans par leurs propriétaires, les usages et les technologies pourraient, eux, rapidement évoluer. De quoi nécessiter une stratégie télécom à long terme pour réussir à adapter ses infrastructures aux futurs objets connectés. Et Guillaume Macaigne, directeur associé d’Inov360, de conclure : « être interopérable permettra de s’assurer que les technologies soient maintenues dans le temps ».

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Christine Doussot, directrice de clientèle
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