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[Ateliers du Smart Cities Tour] : souveraineté, ruralité et changement climatique au cœur du projet TCD de Somme Numérique

Evènement
publié le 23/09/2026 - par Christophe GUILLEMIN

Gestion de l’eau, souveraineté numérique, cohérence entre projets urbains et ruraux… ces sujets ont dominé cette nouvelle étape des « Ateliers du Smart Cities Tour », évènement coorganisé par Smart City Mag, la FNCCR et InfraNum, en partenariat avec la Banque des Territoires. Accueillie le 10 septembre à Amiens par Somme Numérique, cette journée d’échanges, de débats et de retours d’expérience a mis en lumière l’importance de l’expérimentation et de la mutualisation, mais aussi les limites du « 100% souverain ». En conclusion de l’évènement, les participants ont justement travaillé ensemble sur l’épineuse question de la souveraineté de la donnée : quels sont réellement les risques et comment les anticiper ? Retour en images.

En introduction de l’évènement, Margaux Delétré, Présidente de Somme Numérique a évoqué les contrastes entre villes et campagnes en précisant que le numérique, et plus précisément l’IoT, est l’une des clés permettant de réduire les fractures territoriales. Elle est également revenue sur la question de la gestion de l’eau potable, devenue centrale pour les territoires, et du rôle que le numérique peut jouer en permettant une gestion en temps réel, des analyses prédictives et plus de transparence pour les usagers, notamment. Margaux Delétré a aussi évoqué la question de souveraineté numérique comme impératif stratégique : « Qui possède les données et qui les contrôle ? » Enfin, elle a mis en avant la notion de mutualisation, présentée comme l’une des forces de Somme Numérique.
En introduction de l’évènement, Margaux Delétré, Présidente de Somme Numérique a évoqué les contrastes entre villes et campagnes en précisant que le numérique, et plus précisément l’IoT, est l’une des clés permettant de réduire les fractures territoriales. Elle est également revenue sur la question de la gestion de l’eau potable, devenue centrale pour les territoires, et du rôle que le numérique peut jouer en permettant une gestion en temps réel, des analyses prédictives et plus de transparence pour les usagers, notamment. Margaux Delétré a aussi évoqué la question de souveraineté numérique comme impératif stratégique : « Qui possède les données et qui les contrôle ? » Enfin, elle a mis en avant la notion de mutualisation, présentée comme l’une des forces de Somme Numérique.
Dans son intervention d’ouverture, Agnès Le Meil, Déléguée Générale chez InfraNum, est revenue sur une évolution du vocabulaire. Après plusieurs années dominées par la notion de « numérique responsable », la « souveraineté numérique » est désormais devenue un thème central pour les collectivités. Les deux approches ont un point commun : la volonté de mieux maîtriser les données et les solutions numériques. Mais la souveraineté ajoute une dimension supplémentaire, celle de la dépendance économique vis-à-vis des fournisseurs et des technologies. Agnès Le Meil a également souligné que l’IoT constitue aujourd’hui un secteur dans lequel la France et l'Europe disposent d'atouts indéniables, dont un écosystème complet d’acteurs, sur lequel les collectivités peuvent s’appuyer.
Dans son intervention d’ouverture, Agnès Le Meil, Déléguée Générale chez InfraNum, est revenue sur une évolution du vocabulaire. Après plusieurs années dominées par la notion de « numérique responsable », la « souveraineté numérique » est désormais devenue un thème central pour les collectivités. Les deux approches ont un point commun : la volonté de mieux maîtriser les données et les solutions numériques. Mais la souveraineté ajoute une dimension supplémentaire, celle de la dépendance économique vis-à-vis des fournisseurs et des technologies. Agnès Le Meil a également souligné que l’IoT constitue aujourd’hui un secteur dans lequel la France et l'Europe disposent d'atouts indéniables, dont un écosystème complet d’acteurs, sur lequel les collectivités peuvent s’appuyer.
Les villes et les zones rurales visent souvent les mêmes objectifs à travers leurs projets TCD. Mais leurs leviers et cas d’usage restent souvent différents. Comment aligner les objectifs et moyens de ces différents territoires ? Telle était la thématique de la première table ronde à laquelle ont participé Laurent Parsis, vice-président de Somme Numérique (à droite), Delphine Cornet, directrice de la Transition et de l'Efficacité Energétique de Territoire d'énergie Somme et Pierre Ciemniejewski, Chef de projet usage numérique de la ville de Lambersart. Selon les intervenants, aligner objectifs et moyens suppose de partir des besoins concrets de chaque territoire, d’expérimenter les cas d’usage pour en démontrer l’intérêt, puis de mutualiser l’ingénierie, les infrastructures et les financements afin de permettre aux plus petites collectivités de passer à l’échelle.
Les villes et les zones rurales visent souvent les mêmes objectifs à travers leurs projets TCD. Mais leurs leviers et cas d’usage restent souvent différents. Comment aligner les objectifs et moyens de ces différents territoires ? Telle était la thématique de la première table ronde à laquelle ont participé Laurent Parsis, vice-président de Somme Numérique (à droite), Delphine Cornet, directrice de la Transition et de l'Efficacité Energétique de Territoire d'énergie Somme et Pierre Ciemniejewski, Chef de projet usage numérique de la ville de Lambersart. Selon les intervenants, aligner objectifs et moyens suppose de partir des besoins concrets de chaque territoire, d’expérimenter les cas d’usage pour en démontrer l’intérêt, puis de mutualiser l’ingénierie, les infrastructures et les financements afin de permettre aux plus petites collectivités de passer à l’échelle.
La question de la gestion de l’eau et de son importance grandissante dans les projets TCD, était au cœur de la deuxième table ronde. Les échanges ont montré que la télérelève constitue une première étape vers des usages plus larges : détection des fuites et des anomalies, optimisation de la production d’eau potable ou encore suivi des niveaux d’eau et anticipation des crues. L’enjeu est désormais de fiabiliser les données et de démontrer le retour sur investissement des projets. Cette deuxième table ronde réunissait (de gauche à droite) Stéphane Thomin, directeur Commercial Axione Nord-Est, Alexis Semmama, DG d’Eridanis, Marie-Laure Bertin, directrice de Somme Numérique et Julien Coisne Responsable R&D secteur public, CITC-EuraRFID.
La question de la gestion de l’eau et de son importance grandissante dans les projets TCD, était au cœur de la deuxième table ronde. Les échanges ont montré que la télérelève constitue une première étape vers des usages plus larges : détection des fuites et des anomalies, optimisation de la production d’eau potable ou encore suivi des niveaux d’eau et anticipation des crues. L’enjeu est désormais de fiabiliser les données et de démontrer le retour sur investissement des projets. Cette deuxième table ronde réunissait (de gauche à droite) Stéphane Thomin, directeur Commercial Axione Nord-Est, Alexis Semmama, DG d’Eridanis, Marie-Laure Bertin, directrice de Somme Numérique et Julien Coisne Responsable R&D secteur public, CITC-EuraRFID.
Réseau LoRa, plateforme de données, hébergement local… Jusqu’où peut-on aller dans la construction d’un projet TCD "numérique souverain" ? Selon les intervenants, la souveraineté consiste moins à rechercher une indépendance totale qu’à identifier et choisir ses dépendances, selon la criticité des données et des services. Sourcing des solutions, open source, hébergement dans un datacenter maîtrisé et réversibilité constituent des leviers clés, avec une limite importante : réduire les dépendances technologiques suppose bien souvent de disposer des compétences internes nécessaires. Cette troisième table ronde réunissait (de gauche à droite) Alexandre Desrousseaux, directeur de la Mission IA et Numérique de la Région Hauts-de-France, Grégory Mendez, directeur général adjoint à la Direction Infrastructures de Manche Numérique et Nicolas Roger, directeur adjoint de Somme Numérique.
Réseau LoRa, plateforme de données, hébergement local… Jusqu’où peut-on aller dans la construction d’un projet TCD "numérique souverain" ? Selon les intervenants, la souveraineté consiste moins à rechercher une indépendance totale qu’à identifier et choisir ses dépendances, selon la criticité des données et des services. Sourcing des solutions, open source, hébergement dans un datacenter maîtrisé et réversibilité constituent des leviers clés, avec une limite importante : réduire les dépendances technologiques suppose bien souvent de disposer des compétences internes nécessaires. Cette troisième table ronde réunissait (de gauche à droite) Alexandre Desrousseaux, directeur de la Mission IA et Numérique de la Région Hauts-de-France, Grégory Mendez, directeur général adjoint à la Direction Infrastructures de Manche Numérique et Nicolas Roger, directeur adjoint de Somme Numérique.
Quels sont les principaux outils numériques pour faire face aux risques d’inondations ? Cette quatrième table ronde réunissait Gérard Seimbille, président de l’Entente Oise-Aisne, et Philippine Garrigue, avocate du cabinet Avocoop. Leurs échanges ont souligné l’importance d’une connaissance actualisée des risques pour anticiper les inondations et adapter la planification urbaine. La responsabilité juridique des maires dans la gestion de crise a également été rappelée. Le syndicat Entente Oise-Aisne a mis en avant l’outil Castor Futé. Il indique quel périmètre de la commune va être touché à 24h, 48h et 72h par une inondation. Parmi les principaux défis restent la qualité, l’actualisation et le partage des données, alors que les risques climatiques évoluent parfois plus rapidement que les documents d’urbanisme.
Quels sont les principaux outils numériques pour faire face aux risques d’inondations ? Cette quatrième table ronde réunissait Gérard Seimbille, président de l’Entente Oise-Aisne, et Philippine Garrigue, avocate du cabinet Avocoop. Leurs échanges ont souligné l’importance d’une connaissance actualisée des risques pour anticiper les inondations et adapter la planification urbaine. La responsabilité juridique des maires dans la gestion de crise a également été rappelée. Le syndicat Entente Oise-Aisne a mis en avant l’outil Castor Futé. Il indique quel périmètre de la commune va être touché à 24h, 48h et 72h par une inondation. Parmi les principaux défis restent la qualité, l’actualisation et le partage des données, alors que les risques climatiques évoluent parfois plus rapidement que les documents d’urbanisme.
Des ateliers collaboratifs ont conclu l'évènement. Ils étaient consacrés à la souveraineté des données, avec l’objectif de dépasser les principes généraux pour amener les participants à s’interroger sur les risques et les arbitrages concrets auxquels une collectivité peut être confrontée. Une première étape consistait à vulgariser le sujet en expliquant le parcours de la donnée, depuis le capteur jusqu’à l’application. Les participants étaient ensuite placés dans une situation proche d’un marché public : ils devaient élaborer un cahier des charges, puis examiner deux réponses volontairement imparfaites à leur appel d’offres.
Des ateliers collaboratifs ont conclu l'évènement. Ils étaient consacrés à la souveraineté des données, avec l’objectif de dépasser les principes généraux pour amener les participants à s’interroger sur les risques et les arbitrages concrets auxquels une collectivité peut être confrontée. Une première étape consistait à vulgariser le sujet en expliquant le parcours de la donnée, depuis le capteur jusqu’à l’application. Les participants étaient ensuite placés dans une situation proche d’un marché public : ils devaient élaborer un cahier des charges, puis examiner deux réponses volontairement imparfaites à leur appel d’offres.
Le scénario opposait schématiquement un équipementier étranger, acceptant que les données soient hébergées à l’endroit choisi par la collectivité, et une start-up française, proposant une solution intégrée de bout en bout, du capteur à la plateforme. Aucune proposition n'était conçue comme idéale : l’objectif était justement d’obliger les participants à identifier les bonnes questions à poser aux fournisseurs et à déterminer leurs propres critères de choix. Après avoir initialement penché pour la start-up française, les participants ont finalement majoritairement privilégié la solution étrangère. Notons également que les élus avaient davantage tendance à apprécier le caractère « clé en main » d’une solution, tandis que les profils plus techniques estimaient pouvoir conserver la maîtrise d’un équipement étranger en l’encadrant et en imposant leurs propres contraintes.
Le scénario opposait schématiquement un équipementier étranger, acceptant que les données soient hébergées à l’endroit choisi par la collectivité, et une start-up française, proposant une solution intégrée de bout en bout, du capteur à la plateforme. Aucune proposition n'était conçue comme idéale : l’objectif était justement d’obliger les participants à identifier les bonnes questions à poser aux fournisseurs et à déterminer leurs propres critères de choix. Après avoir initialement penché pour la start-up française, les participants ont finalement majoritairement privilégié la solution étrangère. Notons également que les élus avaient davantage tendance à apprécier le caractère « clé en main » d’une solution, tandis que les profils plus techniques estimaient pouvoir conserver la maîtrise d’un équipement étranger en l’encadrant et en imposant leurs propres contraintes.

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