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Covoiturage : Fareco optimise son système de contrôle de voies réservées

Covoiturage

Le spécialiste des équipements de mobilité urbaine et routière a présenté une nouvelle version de son système Covoitus, destiné à contrôler les voies réservées au covoiturage. Ce type de solutions jouera sans doute un rôle prépondérant dans le succès des VR2+, alors que le gouvernement a fixé un objectif de 3 millions de trajets quotidiens en covoiturage d’ici 2024.

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Fareco rend disponible son nouveau système Covoitus, dédié à la détection et au contrôle automatisé de voies réservées au covoiturage dans les agglomérations. En effet, alors que 7 Français sur 10 se rendent sur leur lieu de travail en voiture, la loi LOM (Loi d’Orientation des Mobilités) a rendu possible depuis 2019 l’ouverture de voies réservées au covoiturage (également appelées VR2+) aux abords des métropoles. Ce type d’aménagement a été mis en expérimentation dès la fin 2020 à Grenoble et Lyon, puis en Ile-de-France. D’autres projets d’expérimentations devraient voir le jour très prochainement.

 

Pour contrôler le bon usage de ces voies réservées, Fareco met à disposition des AOM (Autorités Régulatrices de la Mobilité) une solution initialement constituée de 2 caméras, d’illuminants infrarouge et d’un algorithme d’intelligence artificielle. « Le déploiement des voies de covoiturage et le succès de cette pratique dépendent avant tout de leur bon usage, la vérification est donc indispensable », explique François Leblanc, directeur général de Fareco, « pour notre part, nous sommes en expérimentation sur le périphérique parisien et sur deux sites autroutiers en Ile-de-France ».

 

Une troisième caméra

La nouvelle version de Covoitus intègre une troisième caméra permettant d’identifier et de lire les plaques d’immatriculation arrière des motos, et bénéficie de capacités de détection enrichies pour maintenir la fiabilité du système dans toutes les conditions météorologiques et toutes les conditions de circulation (ce qui est notamment nécessaire sur le périphérique parisien où les véhicules peuvent rouler à des vitesses très variées, voire être à l’arrêt).

 

Par ailleurs, la fusion des images des caméras a elle aussi été améliorée afin de connaître plus précisément l’emplacement des personnes dans les véhicules, ce qui rend ainsi plus fiable le comptage des personnes. Enfin, les nouvelles fonctionnalités statistiques intégrées à l’application permettent de remonter diverses données très utiles aux gestionnaires : nombre de véhicules quotidiens, classification des véhicules (poids lourds, véhicules légers, motos, …), vitesse moyenne, phases de congestion et d’embouteillages, et bien sûr taux de covoiturage.

 

La pédagogie privilégiée

« Nous transmettons uniquement les données demandées par les clients, tout en restant bien sûr en conformité avec le RGPD », explique François Leblanc, « ainsi, nous avons mis en place du floutage d’images afin d’éviter que les visages et les plaques d’immatriculation ne soient visibles ». Toutefois ce floutage est réversible pour les numéros de plaques au cas où les collectivités utilisatrices souhaitent un jour engager une politique de sanctions envers les contrevenants à l’usage des VR2+, ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

 

En effet, pour l’heure, les villes préfèrent faire de la pédagogie auprès des automobilistes. Ainsi, les autosolistes mal positionnés sont informés par des messages sur les panneaux d’affichage. A terme, pour les collectivités qui le souhaitent, des contrôles automatisés voire des vidéoverbalisations pourraient être mis en place, mais cela n’est envisagé nulle part à l’heure actuelle.

 

Fareco n’est pas le seul acteur à proposer ce type de solution dédié aux voies de covoiturage. La société Pryntec a ainsi déployé un dispositif comparable à Macon, Grenoble et Lyon. Comme pour Fareco ce n'est pas un « radar de covoiturage » mais bien une solution à visée pédagogique (Lire notre dossier « De la vidéoprotection à la vidéogestion : comment tirer le meilleur parti de son infrastructure ? » dans SCM N°42).

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