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Montpellier expérimente un véhicule autonome de logistique urbaine

Intelligence artificielle

Montpellier est la première Ville à s’équiper d’un « droïde » pour la livraison de colis. La Métropole poursuit ainsi sa stratégie permettant de répondre aux enjeux logistiques du dernier kilomètre.

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Depuis le 17 septembre, un véhicule autonome de logistique urbaine circule dans les rues de Montpellier. Son but : assister les livreurs et les libérer des tâches les plus pénibles ou répétitives, tels que les allers-retours ou le port de charges lourdes. Le tout dans un contexte d’augmentation des flux de transport de marchandises. En 2020, La Poste a notamment enregistré une hausse d’activité de près de 25 % sur la livraison de colis. Grâce à ce « droïde », nommé Carreta, l’objectif est de répondre aux enjeux du dernier kilomètre. « Le véhicule autonome ne remplacera jamais le contact humain, mais il peut apporter un nouvel outil précieux pour réduire l’impact des activités logistiques en cœur de ville », estime Michaël Delafosse, maire de Montpellier et président de Montpellier Méditerrannée Métropole.

 

Evaluer l’intérêt sociétal et économique

Durant 36 mois, ce petit véhicule de 70 kg, qui roule à 6 km/heure sera expérimenté. « C’est une première en France », assure le maire. La Métropole s’est rapprochée de La Poste pour la livraison de colis et du groupe de transport Stef pour les produits alimentaires. Dans un premier temps, l’idée est de valider la technologie de Carreta, qui circulera à vide, afin de s’assurer de son fonctionnement et de sa capacité à reconnaître les parcours définis ou à détecter les obstacles. Les tests se poursuivront jusqu’en 2022 afin de collecter des données pour adapter le comportement du véhicule. « Cela permettra d’évaluer les impacts d’une logistique urbaine automatisée et donc de mesurer son intérêt sociétal et économique mais aussi l’acceptabilité de la population », précise la Métropole.

 

Carreta fait partie des 16 expérimentations nationales sélectionnées par l’Etat pour développer la filière des véhicules autonome en France. Il s’agit du seul projet en logistique urbaine aidé dans le cadre du programme des investissements d’avenir, confié à l’Ademe. Pour la fabrication de ce droïde, l’entreprise Twinswheel a été soutenue par l’Etat à hauteur de 500 000 euros. La Métropole de Montpellier a, de son côté, versé 20 000 euros au pôle de compétitivité Cara, spécialisé dans le transport collectif de personnes et le fret, et 80 000 euros aux laboratoires de recherche. Le projet rassemble également les groupes Stef et La Poste ainsi que les Mines-Télécom d’Alès, l’Université de Montpellier et la Chaire internationale Cit. Us. Pour le territoire, ce projet s’inscrit dans le cadre d’une  stratégie de « ville intelligente et d’investissements dans les mobilités décarbonées », souligne le maire.

 

Des capteurs sur les espaces de stockage

En début d’année, Montpellier avait déjà lancé des expérimentations connectées pour répondre aux enjeux du dernier kilomètre. Son projet nommé E-logurba, fédère l’entreprise Services Ecusson Vert (SEV), qui livre des colis via des triporteurs ou des véhicules électriques et la société Synox, spécialisée dans l’internet des objets. Ensemble, les deux acteurs ont installé des capteurs sur les espaces de stockage où sont entreposés les colis mais aussi sur les places de livraison connectées. Dans le même temps, les véhicules de Services Ecusson Vert ont été équipés de télématique embarquée et Synox a développé une application pour centraliser toutes les informations collectées.

 

L’objectif : anticiper les volumes à livrer et optimiser les parcours de livraison, en fonction notamment de la disponibilité des places de livraison de la ville. Pour Synox, l’idée, à terme, est d’installer des capteurs de mesure de la qualité de l’air, de la pollution sonore ou des îlots de chaleur afin d’évaluer l’impact de l’optimisation des livraisons sur la qualité de vie.

 

Soutenue par l’Ademe dans le cadre de l’appel à projets Translog, en faveur de la transition du secteur logistique, l’expérimentation devrait se poursuivre jusqu’en 2022 avant de dresser son bilan, en 2023.

 

 

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