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Adapter les infrastructures aux nouvelles mobilités

Mobilité

Face au développement de nouveaux moyens de transport, les collectivités doivent s'adapter et équiper leurs infrastructures.

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Navettes autonomes, autopartage, trottinettes... les nouvelles formes de mobilités ne cessent de se développer. « Après la ville pédestre, la ville automobile, nous entrons dans un nouvel âge, celui de la ville autonome, celui qui associe infrastructures et services, multimodalité et intermodalité », a détaillé Louafi Bouzouina, chargé de recherche au laboratoire Aménagement économie et transports (LAET-ENTPE), lors d'une conférence organisée par Indura, cluster spécialisé dans les infrastructures de transport et d'énergie. Face à ces évolutions, les collectivités doivent adapter leurs infrastructures, en particulier leurs routes, qui concentrent la majorité des déplacements (90 % en Isère).

Ces axes de circulation doivent fournir un niveau de qualité d'informations de plus en plus élevé pour permettre la circulation des véhicules autonomes : marquages, feux tricolores, signalisation, état de routes (dévers, ornières et fissures, pentes et adhérence), conditions météo... « Dans un rayon de 150 mètres, le véhicule utilise son GPS et ses caméras pour obtenir ces données, mais il lui est difficile d'avoir une vision au-delà », affirme Jacques Ehrlich, directeur de recherche émérite à l'Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux (Ifsttar). C'est alors à l'infrastructure de prendre le relais, via des panneaux communicants. Ce qui implique que les routes soient équipées en capteurs.

 

Plus de coopération entre équipementiers et opérateurs routiers

Si les collectivités sont enthousiastes face à cette idée, se pose la question du financement. « La baisse des dotations rend cette tâche difficile », regrette Paul Vidal, conseiller délégué aux transports scolaires et interurbains en Auvergne-Rhône-Alpes.

Selon Jacques Ehrlich, « un meilleur cycle de circulation de l'information entre véhicules autonomes et infrastructures, et donc une meilleure coopération entre équipementiers et opérateurs routiers peut cependant être gagnant-gagnant ». Car les opérateurs peuvent bénéficier d'une connaissance précise de leur infrastructure. « Grâce aux capteurs que nous avons installés sur l'axe Grenoble-Villard-de-Lans, nous pouvons connaître l'état de la voie en permanence, ce qui est très important pour les routes des montagnes », explique par exemple Bernard Perazio, vice-président chargé des routes au conseil départemental de l'Isère. En allant plus loin, le département pourrait même tirer partie des données captées par les véhicules traceurs. Et cette innovation permet déjà des économies : « Sur cet axe, nous n'avons plus de patrouilles, ce qui nous permet d'avoir des frais de fonctionnement moindre », indique l'élu isérois.

 

Développer les aires pour l'autopartage

En parallèle, les collectivités favorisent également l'autopartage. « Nous comptons actuellement 1,1 personne par véhicule, détaille Bernard Perazio. En montant à 1,7 ou 1,8, il n'y aurait plus d'encombrement aux abords des villes le matin. » Ce mode de transport a l'avantage d'être moins coûteux pour les collectivités, qui doivent tout de même créer des aires de covoiturage. Raison pour laquelle le conseil départemental d'Isère vient de lancer un appel à projets pour la création ou l'extension d'aires sur son territoire.

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