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Des bus "renifleurs" pour mesurer la pollution

Qualité de l'air

Afin d’évaluer précisément la qualité de l’air sur son territoire, Grenoble teste une solution innovante : des bus équipés de microcapteurs mesurant le niveau de pollution. Un dispositif peu coûteux, destiné aux villes moyennes, mais qui doit encore faire ses preuves.

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« Rendre visible l’invisible ». Tel est l’objectif des bus "renifleurs de pollution" qui circulent dans l’agglomération grenobloise depuis le 23 janvier. Il s’agit de vingt bus standards, mais équipés d’un microcapteur capable de mesurer le taux de particules fines (PM10,PM2,5 et PM1). Placé sur le toit du véhicule, cet équipement va transmettre ses mesures en temps réel via le réseau mobile. Le petit boîtier intègre également un GPS afin degéolocaliser les données. Environ 65 000 mesures journalières vont ainsi être réalisées, soit une toutes les dix secondes.
« Baptisée GreenZenTag II, cette expérimentation vise à évaluer la fiabilité de ce type de dispositif qui pourrait être déployé dans n’importe quelle ville moyenne souhaitant disposer de mesures précises de son niveau de pollution », explique Christine Chary, responsable du LEMON (Laboratoire d’Expérimentation des Mobilités de l’Agglomération grenobloise). Ce laboratoire mène le projet avec plusieurs partenaires, dont la métropole, le syndicat mixte des transports en commun grenoblois (SMCT) et le transporteur Transdev.
Pour vérifier la fiabilité des mesures réalisées par les bus, leurs données seront comparées à celles relevées par trois stations fixes "classiques" exploitées à Grenoble par l’Atmo Auvergne Rhône-Alpes, l’organisme régional chargé de mesure la qualité de l’air (AASQA).


Une alternative économique aux stations fixes

« Cette solution offre l’avantage d’avoir un maillage fin des mesures. La collectivité pourrait ainsi savoir, avec une grande précision, où et quand la pollution touche son territoire », poursuit Christine Chary. Autre atout du dispositif : son coût. Alors qu’une station fixe traditionnelle coûte plus d’une centaine de milliers d’euros, les microcapteurs installés sur les bus reviennent à environ 1 000 euros l’unité par an, en intégrant l’accès à la plateforme web de traitement et de visualisation des données, ainsi que la maintenance. Développée par la startup nantaise Atmotrack, cette solution se veut ainsi une « alternative économique pour les villes de taille moyenne, et les communautés de communes, qui n’ont pas forcément les moyens d’investir dans des stations fixes classiques », explique-t-on chez la jeune pousse.
A condition toutefois que les mesures soient fiables, ce que cette expérimentation doit vérifier. D’une durée de deux mois, les tests seront menés sur un « axe structurant » de l’agglomération grenobloise : la ligne C1, qui relie Grenoble à Meylan. Un premier bilan de ce GreenZenTag II doit être dressé en mai prochain.
En 2017, Grenoble avait déjà testé des microcapteurs installés sur son tramway durant une première édition du projet GreenZenTag. Moins performants (pas de GPS, des mesures toutes les 2 minutes 30…), ces premiers équipements avaient donné des résultats plutôt encourageants, mais incomplets.

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