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[Etudes Ademe] EnR : quels impacts économiques depuis 20 ans ?

Energies renouvelables

A l’occasion des Assises européennes de la transition énergétique, qui se sont tenues début juin à Genève, l’Ademe a dévoilé trois nouvelles études sur les énergies renouvelables, apportant de nouveaux éléments chiffrés sur le coût et les bénéfices de leur développement.

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L’Ademe a profité de la 23ème édition des Assises européennes de la transition énergétique (du 31 mai au 2 juin dernier à Genève) pour présenter les résultats de trois nouvelles études exclusives sur les énergies renouvelables. La première, consacrée aux « bénéfices liés au développement des énergies renouvelables et de récupération en France », apporte des précisions chiffrées sur l’évolution de la part des EnR dans la consommation d'énergie totale de la France. Cette dernière est passée de 9,3 % en 2005 (soit 180 TWh) à 19,1 % en 2020 (soit 322 TWh). L’étude nous apprend également que ce développement continu des EnR a permis, en données cumulées sur la période 2000-2019, d'éviter la consommation de 1 468 TWh ep (TWh en énergie primaire) de combustibles fossiles, ce qui représente plus d'une demi-année de consommation d'énergie en France.

 

Au total, au cours de ces deux dernières décennies, les EnR ont donc permis de réduire les émissions de CO2 de 426 Mt, ce qui a abouti à un abaissement de 40 Mds € de la facture énergétique française (22 Mds € de réduction des dépenses liées aux importations de combustibles fossiles et 18 Mds € d’augmentation des exportations nettes de biocarburants et d’électricité). La même étude dresse également quelques perspectives d’avenir intéressantes. Ainsi, sur la période 2020-2028, elle révèle que les objectifs fixés par la France devraient permettre d'éviter la combustion de 685 TWh d'énergies fossiles et l'émission de 169 Mt de C02.

 

Des coûts en baisse de 80% sur le photovoltaïque en 10 ans

La deuxième étude présentée par l’Ademe à Genève fait le point sur les coûts des énergies renouvelables dans l’Hexagone. Elle fait ressortir que ces derniers diminuent régulièrement depuis 10 ans, précisément de 80% sur le photovoltaïque, de 40% sur l'éolien terrestre et de 10% pour la méthanisation. Ces baisses sont notamment dues aux progrès technologiques et aux économies d'échelle liées aux nouvelles installations, en forte croissance. En ce qui concerne les coûts de production de chaleur renouvelable par catégories de besoins, la chaudière à bois reste la solution la plus compétitive pour le chauffage domestique individuel (avec 112 €/MWh), alors que la biomasse et la géothermie constituent désormais les modes de production les plus intéressants, toujours d’un point de vue des coûts, pour l’habitat collectif et le tertiaire.

 

Enfin, la troisième l'étude baptisée « Éolien et immobilier », destinée à objectiver l’évolution des prix de l’immobilier à proximité des parcs éoliens, chiffre l’impact de ces derniers sur les montants des transactions constatées. Elle conclut à une dévaluation de l'ordre de -1,5 % pour des biens situés dans un rayon de 5 km autour d'une éolienne. Au-delà, les prix restent inchangés.

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